Le spot TV montre une scène fictive avec une navette spatiale dont le conducteur élimine les obstacles avec beaucoup de facilité et de plaisir au moyen de sa fonction de tir. Tout d’un coup, on voit une voiture qui roule sur la route et qui approche un véhicule venant en sens inverse. En même temps, la radio annonce qu’un conducteur fantôme a été signalé. Le conducteur est pris de panique et pousse un cri, après quoi on entend un cri de joie soulagé et on revoit la navette spatiale.
Texte: Life is Music.
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Le Jury a estimé que la scène avec la navette spatiale est de nature à parler aux jeunes, puisque de telles images font partie de leur univers.
Dans le spot en question, la fiction est mélangée à la réalité de façon douteuse. Le comportement au volant en question (circuler à contresens/éviter le véhicule venant en sens inverse) est mis en rapport avec un jeu vidéo. Le Jury a estimé que cette scène avec le conducteur fantôme est perçue de manière négative par le public et paraît socialement irresponsable, ce qui est contraire aux articles 1 et 4 du code de la Chambre de Commerce Internationale.
En outre, le Jury remarque que le plaignant affirme que le spot a été vu par son fils de 2,5 ans. Le Jury présume donc que le spot est diffusé pendant les heures où les enfants regardent encore la télé. Vu le contenu du spot qui s’adresse à l’univers des jeunes et les heures de diffusion présumées, le Jury a attire l’attention sur le fait que dans ce cas, le spot est également contraire aux articles 73 et 74 du Vlaams decreet betreffende de radio-omroep en televisie du 27 mars 2009.
Compte tenu de ce qui précède, le Jury a demandé à l’annonceur de ne plus diffuser le spot dans sa forme actuelle.
Ensuite, l’annonceur a communiqué que dans l’univers mental des enfants les actions sont rapidement vues comme sinistres et violentes, mais que le bandit moyen dans un film de Disney est plus angoissant que le conducteur de la navette spatiale du spot en question. En outre, le spot n’a pas de mauvaise fin (après l’impact approchant, le personnage est encore vivant). Le cri n’est pas un cri de détresse mais un cri de victoire comme quoi il a survécu. Sur le base de considérations autodisciplinaires, l’annonceur a confirmé qu’il respectera la décision du JEP.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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