Spot 1 :
VO : « Quelle plaie le trajet vers le boulot. Oui, il est temps de demander une augmentation. Une augmentation de temps libre. Avec les lignes Express du TEC, allez bosser en faisant ce qui vous plaît vraiment. En plus, votre patron paie une partie de votre abonnement. Il y en a même qui l’offrent carrément. Plus d’infos sur letec.be. Le TEC, tellement en commun. »
Spot 2 :
VO : « Marre d’être coincé en voiture tous les matins ? Optez plutôt pour le TEC et allez bosser en Express. Avec une trentaine de lignes rapides et confo partout en Wallonie, profitez vraiment de votre trajet. En plus, votre patron paie une partie de votre abonnement, voire la totalité. Plus d’infos sur letec.be. Le TEC, tellement en commun. »
La plaignante trouve que cette publicité est sexiste lorsqu'elle annonce que ‘ton patron’ pourra rembourser l'abonnement et elle se demande pourquoi elle n’utilise pas ‘ta patronne’.
L’annonceur a communiqué que sa campagne de notoriété comporte de nombreux supports représentant à la fois des hommes et des femmes, dans un souci de diversité, le sujet principal du spot vidéo – support central de la campagne – étant par ailleurs une femme active.
Il a précisé que des spots radio ont été déclinés, notamment à l’attention du public actif. Le format court de 20 secondes lui imposant un traitement très succinct, il a eu recours au format grammatical du masculin générique qui permet à un mot d’un genre grammatical donné (patron dans ce cas-ci) de pouvoir désigner indifféremment des individus de tout sexe ou genre social. Le terme patron est donc utilisé au sens « employeur », ainsi qu’on pourrait le faire pour des termes comme « travailleur » ou « citoyen », sans aucune autre forme de connotation ou de représentation sexiste.
Il a ajouté qu’en tant que service public, il a à cœur de traiter ces sujets de la représentation des genres, de la diversité, de l’inclusivité avec exemplarité. Un post-test de cette campagne va être lancé et il considère cette plainte comme un élément utile pour maintenir sa vigilance et son degré d’exigence au niveau le plus élevé pour ses futures actions.
Le Jury a pris connaissance des spots radio en question ainsi que de la plainte qui les concerne et qui allègue de leur caractère sexiste en raison de l’utilisation des termes ‘ton patron’.
Suite à la réponse de l’annonceur, il a noté que, pour ces spots courts de 20 secondes, celui-ci a eu recours au format grammatical du masculin générique afin de désigner indifféremment des individus de tout sexe ou genre social, sans aucune autre forme de connotation ou de représentation sexiste.
Dans ce contexte, le Jury est d’avis que les spots en question ne sont pas de nature à discriminer les femmes ou à perpétuer des préjugés sociaux ou des images stéréotypées allant à l’encontre de l’évolution de la société.
Il a donc estimé que les spots en question ne sont pas contraires aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne sur ces points.
A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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