Une affiche montre une femme portant un t-shirt avec l'inscription suivante: « 27 ans. Cadre. Ne met pas tout son argent dans ses chaussures. Se tait pendant le foot. »
Texte en bas de l'image : "Autant de sûreté. On dirait le Bon d'Etat. Vous aussi, investissez sûrement. Souscrivez du 24 août jusqu'au 1ier septembre 2006 inclus".
L'annonceur a fait valoir qu'il n'avait certainement pas cherché à présenter les femmes de manière dénigrante. L'image en question fait partie d'une campagne nationale organisée chaque année pour promouvoir le Bon d' Etat, qui est distribué 4x par an. De la publicité en est donc faite tous les 3 mois. L'annonceur a clarifié la procédure suivie pour choisir cette campagne publicitaire (Appel d'offres – cahier des charges avec critères d'adjudication - Concernant la qualité, les 4 vagues publicitaires devaient former un ensemble cohérent et le reste a dépendu de la liberté créative à l'occasion de l'exécution – Un Comité composé de manière équilibrée a attribué les points – le vote a eu lieu conformément à un règlement interne strict. Le projet a finalement été soumis à l'Inspection des Finances et au Ministre des Finances). Il a expliqué que cette année, c'est le concept « autant de sûreté. On dirait le Bon d'Etat » qui a été choisi. Les plaintes en question concernent la deuxième vague de la campagne. Ce visuel a été utilisé sur les affiches dans les gares, comme annonce dans la presse quotidienne et sur des brochures mises à disposition des institutions financières. L'annonceur a fourni l'explication suivante concernant le concept : le Bon d'Etat est le seul instrument financier des autorités destiné à l'épargnant particulier. Il s'agit d'un produit financier offrant un rendement intéressant et sans risque dans la mesure où il est garanti par l'Etat. L'objectif de cette campagne est de véhiculer ce message en montrant des situations drôles et reconnaissables dans lesquelles les personnages envisagent un bel avenir, un avenir assuré.
C'est la raison pour laquelle plusieurs personnes sont présentées (bébé, femme, homme, footballeur). Il s'agit chaque fois de caricatures, d'idées présentes chez les gens. N'entend on pas souvent que «les femmes mettent tout leur argent dans leurs chaussures », ce qui constitue une caricature exagérée, qui n'a pas pour objectif d'être blessante. Une caricature n'est qu'une amplification de certaines caractéristiques d'une personne. Les caractéristiques amplifiées chez les personnages montrés dans la publicité ont pour seule et unique intention de présenter des situations drôles et reconnaissables, tant chez l'homme que chez la femme.
Le Jury a constaté que cette publicité a été réalisée avec un clin d'œil amusant, sans porter atteinte aux convenances selon les normes couramment admises. Compte tenu du caractère clairement ludique, il a estimé que dans ce contexte, la publicité en question ne comporte pas le risque d'être perçue par le grand public comme étant humiliante ou sexiste, et ne porte pas atteinte à la dignité de la femme ou ne perpétue de stéréotypes. A défaut d'infractions aux dispositions légales et/ou autodisciplinaires applicables en la matière, le Jury a donc estimé n'avoir pas de remarques à formuler.
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