Les visuels représentent un homme/une femme, abaissant son caleçon/sa culotte, avec une bulle noire camouflant les organes génitaux et reprenant le message suivant: « Très souvent, la Syphilis/Gonorrhée ne se voit pas. Un seul moyen de le savoir, le test de dépistage. www.gettested.be »/« Très souvent, la Chlamydia ne se voit pas. 1 personne sur 20 est infectée, surtout les jeunes. Un seul moyen de le savoir, le test de dépistage. www.gettested.be ».
Selon le plaignant, cette publicité viole le point 2 du code du JEP relatif à la décence. Les éléments suivant l’interpellent:
- le fait que la publicité située devant un centre sportif soit quotidiennement visible par des enfants,
- les images choquantes,
- la nudité de deux personnes mise en évidence,
- les culottes baissées.
L’annonceur a communiqué que les visuels incriminés font partie de la campagne de sensibilisation « GetTested ». Cette campagne a pour but de sensibiliser la population, et principalement les jeunes entre 15 et 30 ans qui sont les plus touchés, au problème de la recrudescence des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) en Belgique, au manque de symptômes de ces infections et donc à la nécessité de se faire dépister.
L’annonceur s’étonne de recevoir aujourd’hui une plainte concernant une campagne de sensibilisation lancée il y a plus d’un an. Avant de la lancer, il l’a faite valider par le Secteur SIDA ainsi que par ses différents partenaires. Qui plus est, de nombreuses écoles et universités ont également validé ce visuel et l’affichent depuis le début de la campagne dans leurs campus.
Les visuels de cette campagne ont été affichés à de nombreux endroits dans toute la Belgique, et ce avec l’accord préalable des autorités compétentes pour chaque emplacement.
En effet, même s’il a pour cette campagne principalement visé les Universités et Hautes Ecoles (lieux où se retrouve sa principale cible, à savoir les « jeunes »), il a également affiché celle-ci dans plusieurs endroits publics afin de sensibiliser le reste de la population, dont principalement les jeunes qui ne vont pas dans des établissements scolaires.
Bien qu’il soit conscient que la sensibilité de chacun soit différente et qu’il tienne à s’excuser si la sensibilité d’une personne a été heurtée par sa campagne de sensibilisation, il ne peut que remarquer que par rapport à « la norme actuellement admise en Belgique », il ne lui semble pas qu’il soit en infraction.
En effet, les personnes présentes sur le visuel sont entièrement habillées du dessus et tout organe génital a soigneusement été camouflé.
Il reconnait que l’attention est attirée inévitablement vers le centre de la photo. Le but de la campagne est en effet d’attirer l’attention du public étant donné la gravité des chiffres actuels et l’importance du message de prévention, ainsi que de relier dans l’esprit de la population touchée le message de sensibilisation aux parties génitales et donc aux rapports sexuels non protégés.
Finalement, il entend l’élément avancé comme choquant des sous-vêtements baissés, qui semblent avoir choqué la personne ayant porté plainte. Encore une fois, il n’a pas l’impression d’avoir dépassé les « normes admises en Belgique ». Il se réfère ici à différents visuels de campagnes publicitaires pour des parfums et de la lingerie.
En ce qui concerne la plainte relative à l’affichage devant un centre sportif, il est prêt à déplacer le cube reprenant les différents visuels dans un endroit moins visible du grand public, à l’intérieur du campus par exemple, et ce malgré les frais que cela engendrera pour l’asbl et la perte de visibilité de la campagne de sensibilisation dans la commune.
Le Jury a examiné les visuels qui représentent un homme/une femme, abaissant son caleçon/sa culotte, avec une bulle noire camouflant les organes génitaux et reprenant le message d’information et de sensibilisation.
Le Jury a constaté que les personnes ne sont pas nues et que les parties génitales sont cachées.
Le Jury a également constaté que l’annonceur et le message de la campagne de sensibilisation « Adopte la préservattitude Get Tested » apparaissent clairement sur les affiches.
Compte tenu du fait que le but poursuivi par la campagne est de sensibiliser les jeunes entre 15 et 30 ans au problème de la recrudescence des IST en Belgique, au manque de symptômes de ces infections et à la nécessité de se faire dépister, le Jury a estimé que les affiches utilisées, dont les visuels présentent un lien direct et proportionnel avec le message de la campagne, conformément aux Règles du JEP en matière de publicité non commerciale, ne sont pas contraires aux convenances selon les normes actuellement admises.
Le Jury a également estimé n’avoir pas de remarque à formuler par rapport à l’affichage dans des campus et d’autres endroits publics pour toucher le groupe cible.
A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
Rue Bara 175, 1070, Bruxelles, Belgique.
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