Texte du spot radio :
« Die ochtend in de krantenwinkel.
-Dag brave kindjes, wat een mooie leerboeken ! Die gaan jullie zeker kaften met het prachtige Kabouter Wesley kaftpapier dat deze week bij Humo zit ?
- Ja Kabouter Wesley.
- Want je weet wat er anders gebeurt, eh ?
- Dan krijgen we altijd nul op tien.
- Ja, en wat nog ?
- Dan moeten wij naar het bijzonder onderwijs.
- Ja, maar eerst…
- Dan komt Sigfried Bracke ‘s nachts in ons bedje liggen.
Deze week bij Humo, het prachtige Kabouter Wesley kaftpapier. Volgende week, de gratis etiketten.”
Texte du spot internet :
“Die ochtend in de krantenwinkel.
-Dag brave kindjes, wat een mooie leerboeken ! Die gaan jullie zeker kaften met het prachtige Kabouter Wesley kaftpapier dat deze week bij Humo zit ?
- Ja Kabouter Wesley.
- Want je weet wat er anders gebeurt, eh ?
- Dan krijgen we altijd nul op tien.
- Ja, en wat nog ?
- Dan moeten wij naar het bijzonder onderwijs.
- Ja, maar eerst…
- Dan komt Sigfried Bracke ‘s nachts in ons bedje liggen.
- Ik vind dat leuk.
- Ik vond dat helemaal niet leuk.
Deze week bij Humo, het langverwachte Kabouter Wesley kaftpapier. Volgende week, de gratis etiketten.”
L’annonceur a tout d’abord fait remarquer que les deux plaignants citent le spot radio de façon erronée. A aucun moment on ne dit : En erger : dan moeten we naar het Bijzonder Onderwijs. En nog erger : dan komt Siegfried Bracke…”. L’annonceur a communiqué les termes exacts employés dans le spot (voir ci-dessus).
Les deux plaignants semblent donc vouloir suggérer une relation/comparaison (« de mal en pis » ?) que Humo n’a absolument pas faite. Pas entre « nul op tien » et l’enseignement spécial et encore moins entre l’enseignement spécial et Siegfried Bracke. Il a souligné que ce spot n’a pas l’ambition de créer un quelconque rapport ou une certaine gradation (que pourrait par ailleurs être le rapport entre l’enseignement spécial et Siegfried Bracke ?)
Le personnage de Kabouter Wesley est devenu très populaire en un rien de temps auprès du grand public (surtout grâce à Humo et aux films dans « Man Bijt Hond ») par son humour totalement absurde. C’est cette même absurdité et ce même humour que l’on retrouve à présent dans ce spot radio et qui ont apparemment été mal interprétés par certains. L’annonceur a affirmé qu’il ne peut que regretter cela, Humo n’a bien sûr jamais eu l’intention de présenter l’enseignement spécial sous un mauvais jour ou de l’offenser.
Humo a d’ailleurs déjà reçu des réactions de personnes impliquées dans l’enseignement spécial (professeur, parent) qui ne se sentaient pas du tout « stigmatisées » ou même visées et qui ont déjà fait savoir qu’ils recouvriraient les cahiers de leurs enfants avec le papier Kabouter Wesley. Ou, pour le dire avec une citation de la maman : « Het is slechts een uitspraak van een “godvermiljaarde” stripkabouter ». Voilà ce que c’est, en effet.
Plus généralement, Humo est connu du grand public, non seulement pour sa plume aiguisée, mais aussi pour son humour et son état d’esprit typique qui est tout de suite reconnaissable, certainement pour les lecteurs.
L’annonceur a aussi fait remarquer que les enfants et l’enseignement forment un pilier journalistique important pour Humo, et qu’il y a déjà eu plusieurs fois dans le magazine des articles engagés, des contributions et des enquêtes dans ce cadre. Ensuite, il y a aussi des actions comme les vestes fluorescentes destinées à la sécurité routière pour les enfants. On peut donc difficilement dire que Humo ne porte pas l’enseignement (spécial ou pas) ou les élèves ou enfants dans son cœur.
Le Jury a constaté qu’il s’agissait d’une action avec du papier à recouvrir “Kabouter Wesley” qui se trouve dans Humo. Il s’agit donc d’une publicité qui attire les mineurs d’âge et qui peut être entendue par eux.
Le Jury a constaté ce qui a exactement été dit dans le spot radio (voir ci-dessus).
Le Jury est d’avis que ce spot est de nature à être perçu négativement. Le spot positionne l’enseignement spécial comme inférieur et suggère que les enfants ont plus d’avantages s’ils sont en possession du papier à recouvrir.
Le Jury a estimé que ce spot est perçu comme dénigrant et socialement irresponsable et est contraire aux articles suivants:
art. 1 + 12 + 18 du Code de la Chambre de Commerce Internationale
art. 73 et 76 du décret audiovisuel du 27 mars 2009.
En conséquence, le Jury a demandé à l’annonceur de mettre fin à ce spot radio.
Indépendamment de la plainte, le Jury a aussi attiré l’attention sur les règles du JEP en ce qui concerne la référence aux personnes et sur l’article 14 du code ICC. Le Jury part de la supposition que l’annonceur a eu l’autorisation de la personne citée dans son message publicitaire.
L’annonceur a confirmé que le spot radio a été arrêté.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
Rue Bara 175, 1070, Bruxelles, Belgique.
E-mail: info@jep.be
Tel: +32 2 502 70 70
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