Le spot TV montre une femme en tailleur qui est assise face à une autre femme à un bureau et qui dit « Ik heb stalen zenuwen ».
La deuxième femme réagit en disant « Management assistant » et tape sur son clavier. Le décor change alors et la première femme réagit favorablement.
Selon le plaignant, il s’agit ici de sexisme.
Si c’était un homme avec des ‘nerfs en acier’, avec le même style et du même âge, il serait plutôt placé dans une fonction de manager et jamais dans une fonction d’assistant.
Le spot donne clairement l’impression qu’il est par contre normal qu’une femme avec un tel profil et à ce point de sa carrière ne doit pas espérer quelque chose de plus qu’une fonction d’assistant.
L’annonceur a communiqué que le point essentiel de la plainte concerne le lien entre les ‘nerfs d’acier’ et ‘management assistant’. Le plaignant est convaincu qu’avec un demandeur d’emploi masculin il y aurait immédiatement un lien avec une fonction de manager. Le plaignant est libre de penser cela mais ça ne reste qu’une hypothèse. Il n’y a pas de spot de Randstad où on offre immédiatement une fonction de manager à un demandeur d’emploi masculin qui dit qu’il a des ‘nerfs d’acier’ alors qu’un demandeur d’emploi féminin doit se contenter de ‘management assistant’. L’objet de la plainte n’existe donc pas en fait.
L’annonceur souligne qu’avoir des ‘nerfs d’acier’ est une exigence pour beaucoup d’emplois de haut ou bas niveau sur le marché du travail. Des emplois sans formation ou d’exécutant exigent aussi parfois des ‘nerfs d’acier’. La connexion automatique entres ‘nerfs d’acier’ et une fonction de manager est donc très spéculative et peut en quelque sorte aussi être qualifiée de ‘discriminatoire’ face à des fonctions d’exécution.
Enfin, l’annonceur souligne qu’il s’agit d’un spot de 5 secondes. Tout spectateur sait qu’une procédure de sélection comporte beaucoup plus que ce qu’on voit dans ce spot et qu’un engagement ne sera jamais fait sur base de deux mots prononcés.
Le Jury a pris connaissance du spot TV en question.
Il est d’avis que le spot essaie de présenter les services de l’annonceur en cinq secondes, sans pour autant suggérer que des femmes avec certaines caractéristiques n’entreraient pas en ligne de compte pour les mêmes fonctions que des hommes avec ces mêmes caractéristiques.
Le Jury est également d’avis que ni la femme concernée en tant que telle, ni la catégorie d’emploi en question ne sont présentées de manière négative dans cette publicité.
Le Jury est donc d’avis que ce spot TV ne sera pas interprété par le consommateur moyen comme sexiste ou dévalorisant pour les femmes.
Le Jury a donc estimé que ce spot n’est pas de nature à dénigrer un certain groupe de personnes et n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne.
A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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