LEEMANS KREDIETEN – 21/09/2022

Description de la publicité

Le spot radio se déroule ainsi :
Homme: “Ooh Suzy, ik heb iet - ik wil geld uitgeven.”
Femme: “Oei oei.”
Homme: “Ik wil naar’t stad gaan eten, ik wil uitgaan.”
Femme: “Gij hebt knaldrang.”
Homme: “Nief meubelen kopen.”
Femme: “Ma grote knaldrang.”
Homme: “Oep reis gaan!”
Femme: “Amaai da wille kik nu ook.”
Homme: “Ik wil leeeeeven!”
Femme: “Maar ik ook.”
Homme: “Ooh Suzy!”
Femme: “Oooooh!”
Voix-off homme: “Geniet van het leven en laat je niet tegenhouden. Samen met Leemans kredieten.”
Voix-off femme: “Lenen bij mevrouw Leemans is lenen bij een vriendin.”
Voix-off homme: “Let op, geld lenen kost ook geld. Surf voor de voorwaarden naar Leemanskredieten.be”

Motivation de la plainte

Le plaignant ne sait pas si ce spot publicitaire extrême est strictement légal, mais il trouve que moralement et éthiquement, c'est tout sauf cela, et ce en temps de crise : selon lui, c'est vraiment précipiter les gens à la catastrophe pour s'enrichir soi-même.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir que, selon lui, le spot radio visé était certainement pertinent au début de l'été car, à cette époque, beaucoup de gens voulaient à nouveau vivre des expériences après deux ans de corona. Ils voulaient aussi dépenser un peu plus pour cela, comme on pouvait l'entendre à l’époque entre autres dans les communications de divers tour-opérateurs. Dans son souvenir, le spot radio de l'époque n'était à ce moment-là certainement pas non conforme, ni contraire à l'éthique ou à la morale.

Il a également indiqué que le spot publicitaire en question était destiné à la campagne d'été et qu'il aurait dû être remplacé à la mi-août. Malheureusement, quelque chose n'a pas fonctionné et, entre-temps, le sentiment de crise a évolué très rapidement ; en août, par exemple, le prix du gaz a doublé par rapport à juillet. Ces dernières semaines, les médias ont tellement parlé de l'impact de la crise que ce spot était de toute façon dépassé. Dans le journal, la communication a été mise à jour à la mi-août, mais la radio a malheureusement été oubliée. Il y a eu un problème mais il a été corrigé depuis.
En ce qui concerne la remarque du plaignant selon laquelle il va s'enrichir, il souhaite également faire remarquer qu'il est un intermédiaire de crédit et qu'il cherche des solutions aux questions de ses clients auprès de différents prêteurs. Toutes les demandes de crédit qu'il traite doivent passer un test budgétaire et un test de stabilité auprès de ces prêteurs avant qu'un prêt puisse être approuvé. Un prêteur ne peut donner son accord que s'il peut supposer, sur la base des données dont il dispose, que les clients seront en mesure de rembourser l'intégralité du prêt jusqu'à la dernière échéance. Si le compte n'est pas correct, le prêt ne sera certainement pas accepté. En outre, les clients mauvais payeurs ne rendent personne riche. Il est parfaitement conscient que la crise financière a, et aura, des conséquences pour les gens, et d'ailleurs pas seulement pour ceux qui veulent un crédit demain, mais aussi pour ceux qui ont signé un prêt il y a un an.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot radio en question et de la plainte qui y a trait.

Il tient tout d’abord à souligner qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur l’objet même des crédits proposés mais qu’il examine le contenu publicitaire en tant que tel.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a noté que, pour le spot destiné à sa campagne d’été, celui-ci s’est référé au fait que les gens voulaient à nouveau vivre des expériences après deux ans de corona et voulaient aussi dépenser un peu plus pour cela, mais que le spot a été involontairement diffusé plus longtemps que prévu.

Selon le Jury, la publicité n’incite pas pour autant les consommateurs à contracter des crédits de manière inconsidérée.

Le Jury est donc d’avis que le spot radio en question ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale de la part de l’annonceur sur ce point.

Par ailleurs, le Jury a noté qu’il s’agit d’une publicité pour un crédit à la consommation, publicité encadrée par différentes dispositions légales et il a notamment constaté à ce sujet que la publicité mentionne le slogan obligatoire « Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent. ».

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a dès lors estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.

Annonceur:LEEMANS KREDIETEN
Produit/Service:Crédit à la consommation
Média:Radio
Initiative:Consommateur
Type de décision:Pas de remarques
Date de clôture: 21/09/2022