Le spot radio met en scène une conversation entre un homme et une femme.
Homme : « Bah ! Alors, je vais prendre celle-là. »
Femme : « Oui mons… »
Homme : « Et puis je vais prendre celle-là. »
Femme : « Oui. »
Homme : « Et puis je vais prendre celle-ci. Et puis je vais prendre la rouge là-bas. »
Femme : « Oui mais enfin monsieur calmez-vous ! »
Homme : « Oh vous je vous prends après hein. »
Femme : « Oh ! »
Homme : « Alors je prends aussi celle-là, celle-ci. »
Voix masculine : « Même après le salon, il y a des conditions salon chez Ford. »
L’annonceur a souligné que cette création n’avait nullement l’ambition de choquer qui que ce soit. Des gens trouveront toujours l’humour de ce spot douteux mais cette publicité a également fait rire pas mal de gens. Il a toutefois confirmé avoir pris les dispositions nécessaires pour arrêter la diffusion de ce spot avant la fin de la campagne.
Le Jury a constaté que ce spot met en scène un homme qui commande nerveusement des voitures. La vendeuse (ou hôtesse) tente de le calmer, ce à quoi il répond « vous, je vous prends après » et ce afin de communiquer le message selon lequel les conditions salon valent chez Ford même après le salon de l’auto.
Le Jury a constaté que cette phrase “vous,je vous prends après” est équivoque et peut dès lors être perçue comme une expression suggestive à connotation sexuelle.
Le Jury a estimé que ce spot est contraire aux normes couramment admises en matière de décence, qu’il est de nature à porter atteinte à la dignité humaine de la femme et peut contribuer à perpétuer des images stéréotypées allant à l’encontre de l’évolution de la société, ce qui est contraire à l’art. 11 du décret sur la radiodiffusion en Communauté Française, à l’art. 1 du code d’éthique de la publicité (CSA), à l’art. 4,al 1 du code de la Chambre de Commerce Internationale, ainsi qu’aux points 2,3 et 4 des recommandations du JEP en matière de représentation de la personne humaine.
D’autre part, le Jury a constaté que le ton utilisé dans ce spot est agressif. Il a estimé que ce spot est de nature à banaliser la violence verbale, ce qui est contraire à l’art. 11,4° du décret sur la radiodiffusion en Communauté Française, à l’art. 4,3° du code d’éthique de la publicité (CSA), à l’art. 4,3° du code de la Chambre de Commerce Internationale et au point 5 des recommandations du JEP en matière de représentation de la personne humaine.
Enfin, le Jury a noté que ce spot fait référence au prolongement des conditions salon. A cet égard, le Jury entend attirer l’attention de l’annonceur sur les articles 42 et 43 LPC.
Le Jury a noté que l’annonceur a pris les dispositions nécessaires pour arrêter la diffusion de ce spot avant la fin de la campagne.
Compte tenu de ce qui précède et à défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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