Sur fond rose avec en violet la silhouette d’un viaduc, l’affiche montre l’image d’un homme avec une moustache, un costume blanc et une chemise rose saumon, qui fait des gestes calmants avec les mains. Il a sa veste posée sur les épaules, sa chemise est ouverte et il porte une grosse chaîne en or avec la lettre ‘r’. Avec le texte suivant: « Luister naar Ray – Niet te snel is dik okay. »
Selon le plaignant, cette publicité est le comble du mauvais goût stéréotypé. Non seulement les mots « Ray » et « Okay » (aujourd’hui, plus personne n’écrit ce mot ainsi) riment avec « gay » mais le modèle répond aussi à tous les stéréotypes contre lesquels les associations holebi ont lutté pendant des décennies. Et les autorités anéantissent scandaleusement cela via une seule campagne de sécurité routière ! Un type à la Freddy Mercury sur un arrière-fond rose avec le lien automatique vers « gay », cela n’est éthiquement pas correct.
L’annonceur a communiqué que l’affiche fait partie d’une campagne plus générale dans laquelle plusieurs thèmes de sécurité routière seront élaborés. La campagne met l’accent sur l’humour et un sentiment de bien-être et s’adresse aux usagers de la route avec des conseils et des réflexions de « Ray, le gardien des routes flamandes ».
En créant « Ray », un personnage absurde et « over the top », l’agence publicitaire s’est orientée vers le passé, avec un look & feel des années 70 et 80, genre « Saturday night fever », « Miami Vice », … L’agence a procédé ainsi entre autres afin d’éviter l’identification avec des personnes/personnages de la société actuelle.
Le couleur rose de l’arrière-fond a été choisie en fonction de la lisibilité et du fait que cette couleur se fait remarquer à côté des autoroutes et des routes régionales où se trouvent les panneaux du gouvernement flamand. Si on pouvait étiqueter « Ray », ce serait comme une version retro bien intentionnée d’un macho. Dans les spots radio qui accompagnent l’affiche, « Ray » semble charmer les femmes qui le connaissent.
L’annonceur comprend la réaction de la personne qui a introduit la plainte, surtout après le reportage dans certains médias sur le « Ray rose ». Néanmoins, les spots radio corrigent immédiatement l’image de l’affiche. Il n’a en tout cas jamais voulu blesser ou choquer personne avec cette campagne.
Le Jury a pris connaissance de l’affiche qui montre, sur un arrière-fond rose avec la silhouette violette d’un viaduc, l’image d’un homme avec une moustache, un costume blanc et une chemise rose saumon, qui fait des gestes calmants. Suite à la réponse de l’annonceur, il a également noté que cette affiche contre la vitesse excessive fait partie d’une campagne globale autour du personnage représenté.
Il est d’avis que cette affiche essaie de représenter le protagoniste « Ray » dans un contexte ‘années 70 et 80’ caricatural et exagéré et qu’elle n’est donc pas de nature à être interprétée par le consommateur moyen dans le sens que lui donne plaignant.
Le Jury a dès lors estimé que l’affiche en question n’est pas de nature à stigmatiser ou à dénigrer certaines catégories de personnes et qu’elle ne porte pas non plus atteinte à leur dignité.
A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a dès lors estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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