Un spot TV montre un couple qui est attablé dans un restaurant. Ambiance romantique. Le serveur arrive avec un plateau couvert d’une cloche et le dépose devant la jeune femme. Il soulève la cloche : une petite boîte est posée sur le plateau. Le serveur sourit. Souriante, la jeune femme ouvre l’écrin et découvre une bague ornée d’une grosse fleur en plastique. Le sourire s’estompe rapidement : elle prend la bague et l’examine rapidement. Ensuite, elle la laisse tomber dans l’écrin, se lève de table et part sans saluer son ami.
Voix off : « Ah ! Si Philippe était allé chez Créfibel, il serait peut-être encore aujourd’hui avec Nathalie. ».
L’homme reste attablé, gêné.
Ecran noir avec le logo de l’annonceur en dessous duquel est écrit « Prêteur et courtier ». A gauche, le site internet de l’annonceur et un numéro de téléphone gratuit 0800 99 541.
Voix off : « Crefibel, un partenaire crédit à la hauteur de vos ambitions. »
L’annonceur a fait valoir que l’e-mail envoyé au JEP est un simple avis et non une plainte d’un téléspectateur sur un spot publicitaire. Il a également constaté que le JEP n’avait encore formulé aucun avis sur le spot en question. Le spot a été agréé par RTL, qui autant que lui, est soucieux de respecter les recommandations formulées par le JEP.
Par ailleurs, il est d’avis que le Jury ne doit pas accorder bonne foi à l’avis d’une personne qui pour parler d’une dame utilise le terme « la belle » pour le moins péjoratif.
Le Jury tient d’emblée à préciser que le dossier a bel et bien été examiné sur base d’une plainte d’un consommateur qui se dit « offusqué » par le contenu du message publicitaire de l’annonceur. Il ne s’agit donc pas d’un simple « avis » comme l’annonceur le prétend. Par ailleurs, le règlement du JEP prévoit précisément que le Jury formule une décision après avoir demandé le point de vue de l’annonceur concernant la plainte en question.
Il a constaté que ce spot met en scène une femme quittant un restaurant après que son compagnon ait voulu lui offrir une bague « bon marché ». Cette scène est suivie d’une voix off précisant ce qui suit : « Si Philippe était allé chez Crefibel, il serait peut-être encore aujourd’hui avec Nathalie. Crefibel, un partenaire crédit à la hauteur de vos ambitions ».
Dans ce contexte et vu que ce spot ne fait pas référence à d’éventuelles dettes contractées, le Jury a estimé que le spot en question n’est pas contraire à l’article 6 § 1 de la loi du 12 juin 1991 sur le crédit à la consommation qui interdit notamment toute publicité pour un contrat de crédit qui « incite le consommateur, dans l’impossibilité de faire face à ses dettes, à recourir au crédit ».
Par ailleurs, le Jury a relevé que ce spot TV est conçu avec un clin d’œil humoristique évident. Dans ce contexte, il est d’avis que cette publicité n’est pas de nature à porter atteinte à la dignité humaine de la femme ou à contribuer à perpétuer des images stéréotypées.
Compte tenu de ce qui précède et à défaut d’infractions aux dispositions légales et autodisciplinaires susmentionnées, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
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