CORELIO – 21/03/2007

Description de la publicité

Dans un spot radio, on entend un homme s'exprimer en arabe. On entend ensuite un autre homme: « Daar hebt u waarschijnlijk geen bal van begrepen. Dus zal ik het even vertalen. Je hoeft geen Arabisch te verstaan om de Islam beter te begrijpen. Lees gewoon het complete Islam dossier in de Standaard. Vanaf 5 maart in 15 boeiende bijlagen.» On entend ensuite à nouveau un homme s'exprimant en arabe. Autre homme: “Helemaal wat u zegt. De Standaard onverantwoord interessant. Maandag bij het eerste deel van het Islam dossier een gratis Nederlandstalige Koran van 880 pagina's. Want kennis van de ander is de enige weg naar vriendschap.”

Motivation de la plainte

Cette publicité est trompeuse. La publicité annonce qu'on reçoit un coran gratuit de 880 pages avec le journal De Standaard du 5 mars 2007, mais il n'est pas mentionné qu'on doit aller chercher l'exemplaire avec un bon rempli dans une chaîne de magasins.

Les classeurs de collection étaient déjà épuisés le 10 mars. Se cacher derrière la clause « zolang de voorraad strekt », n'est pas sérieux.

Décision du Jury

Le Jury constate qu'il s'agit d'une offre conjointe dans le sens de l'article 54 LPC « lorsque l'acquisition, gratuite ou non, de produits, de services, de tous autres avantages, ou de titres permettant de les acquérir, est liée à l'acquisition d'autres produits ou services, même identiques ». Le deuxième alinéa de l'article 54 LPC précise que toute offre conjointe (sauf les exceptions précisées ci-après) est interdite.
Si l'acquisition d'une offre complémentaire dépend de l'achat (l'acquisition) d'une offre principale, on tombe dans ce cas sous l'application de la section « offre conjointe ». En l'espèce, De Standaard propose l'acquisition d'un titre donnant droit à l'acquisition d'un coran gratuit dépendant de l'achat de son quotidien. Le Jury précise que si cette action ne tombe pas sous l'une des exceptions au principe de l'interdiction de l'offre conjointe, elle est donc illégale. Le Jury a dès lors invité l'annonceur à lui préciser l'exception de la LPC sous laquelle tombe cette action. Par ailleurs, le Jury a constaté que les conditions auxquelles le coran gratuit peut être obtenu, ne ressortent pas clairement. A supposer qu'il s'agisse d'une offre conjointe légale, le Jury a recommandé de modifier cette publicité en mentionnant clairement et sans équivoque les conditions de l'acquisition du coran gratuit, et ce sur la base de l'art. 23, 1° LPC et de l'art. 5 du code ICC.
A supposer que cette action ne tombe pas sous une des exceptions au principe de l'interdiction de l'offre conjointe, la recommandation générale de ne plus diffuser cette publicité est d'application.

L'annonceur a expliqué que l'offre gratuite du coran fait partie d'une série d'articles « De islam ontsluierd ». Il a précisé qu'il aurait pu opter pour la publication quotidienne d'une partie du coran mais pour des raisons pratiques et techniques, il a opté pour la mise à disposition du livre pour ceux qui sont réellement intéressés et de cette manière il évite d'inonder les lecteurs d'annexes. L'annonceur a expliqué que le coran forme ainsi un ensemble avec la série d'articles (art. 55,1 LPC) ou peut être considéré comme un support simplifiant la lecture (art. 56, 1 LPC) . D'autre part, l'annonceur a souligné que l'exemplaire du coran peut être obtenu gratuitement sans devoir acheter le quotidien, ce qui est mentionné sur le bon lui-même. Il suffisait de demander un bon au service de promotion. Compte tenu de ce qui précède, l'annonceur a estimé ne pas avoir porté atteinte à la législation en matière d'offre conjointe.

Le Jury a confirmé ses recommandations (conditions d'acquisition du coran gratuit + mentionner clairement l'acquisition gratuite sans le bon). Il a également attiré l'attention de l'annonceur sur le fait que cela doit être clairement mentionné dans chaque message publicitaire et pas seulement sur le bon.

L'annonceur a confirmé qu'il respectera les recommandations pour le futur.

Suite à une autre plainte, l'annonceur a également expliqué qu'un stock suffisant de classeurs de collection (60.000 pièces) et du coran (30.000 pièces) a été prévu et ce sur base d'expériences antérieures. 22.000 pièces supplémentaires du coran ont été directement commandées et ce avant d'avoir reçu des plaintes. L'annonceur a souligné qu'il a lui-même un intérêt à ne pas décevoir ses lecteurs et tente toujours de maintenir un stock suffisant pour cette raison. Le succès de la série d'articles a surpassé les attentes et les pronostics.

A cet égard, le Jury n'a pas formulé de remarques.

Annonceur:CORELIO
Produit/Service:Dossier Islam + Coran gratuite
Média:Radio
Critères d'examen:Loyauté, Véracité, Légalité
Initiative:Consommateur
Date de clôture: 21/03/2007