Il s’agit d’un ensemble de 4 spots TV.
1/ Embrasser
Un garçon et une fille s’embrassent sur le sofa. Le garçon adopte soudain une attitude plus réservée. Puis un bras musclé apparaît, qui pousse un hamburger dans la bouche du garçon. Ensuite le garçon reçoit un coup sur la jambe.
2/ Webcam
Un garçon est en train de chanter devant sa webcam. Puis un bras musclé apparaît, qui pousse un hamburger dans la bouche du garçon. Ensuite le garçon reçoit un coup sur la tête.
3/ Cuisine
On voit un garçon qui essaie d’ouvrir un bocal. Il n’y arrive pas et demande à son amie de l’ouvrir. Puis un bras musclé apparaît, qui pousse un hamburger dans la bouche du garçon. Ensuite le garçon reçoit un coup sur la tête.
4/Fauteuil
Un garçon et son amie regardent ensemble un film. L’amie pleure et le garçon commence à pleurer aussi. Puis un bras musclé apparaît qui pousse un hamburger dans la bouche du garçon. Ensuite le garçon reçoit un coup sur la tête.
Dans chaque spot:
Voix off: Très Bicky, très mâle.
Image et nom du produit avec le slogan « Très Bicky, très mâle » et mention du site web.
On revoit le garçon, le Bicky encore dans sa bouche. Il a une carte dans la main qui est grattée par le bras musclé.
Voix off: Grattez en gagnez des prix fantastiques Bicky Royal à la friterie.
Depuis début septembre, le Bicky Royal est en vente dans différentes friteries en Belgique. Le Bicky Royal est un grand hamburger d’au moins 400 grammes. Le Bicky Royal est presque 2 fois plus grand qu’un hamburger normal et il convient donc surtout aux grands mangeurs. C’est pour cette raison que l’annonceur a choisi de positionner le Bicky Royal comme exagérément mâle.
Puisque Bicky Burger est une marque jeune, l’annonceur utilise volontiers un humour drôle et frappant dans la communication avec son groupe-cible. Dans toute la campagne de lancement de Bicky Royal, il utilise l’exagération et l’humour absurde. Qu’il s’agit d’humour exagéré et absurde ressort clairement du visuel où les muscles sont remplacés par des hamburgers et où les gadgets qu’il a choisi sont également très ‘mâles’ (marteau gonflable, chaîne et décapsuleur).
Comme dans le reste de la campagne, l’annonceur utilise aussi l’exagération et l’humour absurde dans les spots TV pour présenter le Bicky Royal. Ceci explique le choix de situations banales où des hommes sont ‘sauvés’ par le Bicky Royal. Les situations dans les spots sont clairement choisies de manière arbitraire et ne visent pas un groupe de jeunes spécifique. Les personnes qui participent aux spots TV sont des jeunes hommes et femmes normaux.
Que les spots sont très absurdes apparaît clairement, selon l’annonceur, vu la manière dont on pousse le Bicky Royal dans la bouche, vu le bras extrêmement musclé qui est utilisé et vu le coup qui est donné à la fin. Tout cela est réalisé d’une façon vraiment exagérée (même dans l’audio, ces choses sont accompagnées par des bruits de dessin animé exagérés) justement pour éviter que les spots ne paraissent agressifs. Dans les dessins animés de Tom et Jerry on donne parfois aussi un coup, mais ceci ne paraît pas agressif mais fait partie de l’humour.
L’annonceur regrette vraiment que plusieurs plaintes soient arrivées concernant sa publicité. Il est pourtant d’avis qu’il ne montre pas de choses immorales dans sa publicité, mais a communiqué son message de façon humoristique et absurde.
Le Jury a constaté que les spots montrent des jeunes hommes dans des différentes situations (embrassant une fille sur le sofa, chantant devant la webcam, pleurant devant un film et un qui ne réussit pas à ouvrir un pot en verre). Puis un bras musclé apparaît à l’écran, qui pousse un hamburger dans la bouche de l’homme et lui donne un coup sur la tête, après quoi on lit et on entend ‘Très Bicky, très mâle’.
Le Jury a estimé que le slogan ‘Très Bicky, très mâle’, les scènes, ainsi que la taille du hamburger sont tous du même ordre et apparaissent donc clairement comme exagérés.
Le Jury a estimé que les spots sont tellement exagérés, absurdes et humoristiques qu’ils ne peuvent être pris littéralement/au sérieux et qu’ils ne paraissent pas dénigrants, discriminatoires ou stéréotypés.
Vu ce contexte exagéré, le Jury a également estimé que les spots ne sont pas de nature à inciter à la violence.
A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
Rue Bara 175, 1070, Bruxelles, Belgique.
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