QUICK – 12/03/2014

Description de la publicité

VO et texte à l’écran: « Quick présente Vive les Playmobil. »
On voit des enfants jouer avec des figurines bricolées.
Fille: « Je suis une princesse. »
Garçon 1: « Et moi un pirate. »
Les figurines se cassent en se heurtant.
Garçon 2: « Ils sont trop nazes vos jouets. »
Fille: « Heureusement, il y a Quick. » Un plateau avec une Magic Box arrive devant les enfants.
Garçon 1: « Oui, il y a des Playmobil dans ma Magic Box. »
Fille: « Wow, les princesses Playmobil. »
Garçon 1: « A l’abordage avec les pirates Playmobil. »
VO: « Tous chez Quick. »

Motivation de la plainte

Le plaignant trouve qu'insidieusement on dévalorise la capacité d'imagination, de créativité et de débrouillardise, compétences essentielles à l'apprentissage et de plus en plus d'enfants perdent cette capacité de créativité. Selon lui, c'est une grave erreur d'autoriser ce genre de message qui encourage non seulement la malbouffe mais le goût du tout cuit, tout prêt à l'emploi alors que de tous temps les enfants ont bricolé des jouets, inventé des jeux et que c'est très important qu'ils continuent à le faire. Ce qui le heurte c'est le dénigrement de cette pratique enfantine utile à la construction de leur personnalité, de leurs apprentissages.

Position de l'annonceur

L’annonceur regrette l’interprétation partiale et en même temps erronée de la publicité. La campagne est construite autour de Playmobil, la marque par excellence, connue et reconnue depuis des années comme la marque qui permet aux enfants de développer leur imagination. Une nuance importante doit être soulignée pour l’appréciation de cette publicité. Ce n’est pas Quick ou un adulte qui s’exprime avec un air réprobateur, mais un autre enfant qui, dans son enthousiasme, incite à jouer avec les figurines Playmobil de chez Quick.

En ce qui concerne le deuxième argument relatif à l’incitation à la consommation de “malbouffe” ou de plats cuisinés, l’annonceur pense que ce débat ne doit pas être à nouveau mené. Comme c’est le cas pour tout ce qui concerne l’ordinateur, internet et les jeux vidéo, ou pour tous les autres éléments de notre société moderne, ceci est une question de modération et d’équilibre.

L’annonceur est convaincu que la publicité n’est pas en infraction avec les pratiques éthiques et plus spécifiquement celles concernant les jeunes.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot met en scène des enfants jouant avec des figurines bricolées qui se cassent en se heurtant et qu’un enfant plus âgé intervient ensuite. Mais leur déception est de courte durée et ils se réjouissent de trouver des Playmobil dans leur Magic Box.

Le Jury a estimé que la publicité ne remet pas en cause une attitude ou un style de vie positif et qu’elle ne dénigre pas les valeurs sociales évoquées par le plaignant.

Le Jury a également estimé que la publicité ne suggère pas que la seule possession d’un produit donne aux enfants un avantage sur les autres enfants et qu’elle n’affirme pas que les enfants qui ne possèdent pas le produit en question sont de moindre valeur ou impopulaires.

Le Jury a enfin estimé que la publicité n’encourage pas une consommation excessive et ne dénigre pas la promotion en faveur d’habitudes alimentaires saines et équilibrées.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.

Annonceur:QUICK
Produit/Service:Magic Box
Média:TV
Critères d'examen:Responsabilité sociale
Initiative:Consommateur
Type de décision:Pas de remarques
Date de clôture: 12/03/2014