Le spot montre deux hommes qui s’embrassent sur la bouche et se regardent ensuite en souriant.
VO homme : « Le VIH, le virus du sida, existe encore mais mon copain sait qu’il n’y a pas de risque que je lui transmette le VIH lors de nos rapports sexuels. Mon traitement rend ma charge virale indétectable. Ça veut dire que la quantité de VIH présente dans mon corps est donc si faible que je ne peux plus le transmettre à mon partenaire. Ma séropositivité ne nous empêche pas de nous aimer. »
VO femme : « Plus d’information pour moins de discrimination sur preventionsida.org. Montre ta solidarité, porte le ruban rouge. »
VO homme : « Un message de la Plateforme Prévention Sida avec le soutien de la Wallonie et de la COCOF. ».
Texte à l’écran :
« Le VIH/SIDA existe encore. Mais mon copain sait qu’il n’y a pas de risque que je lui transmette le VIH lors de nos rapports sexuels. Mon traitement rend ma charge virale indétectable. La quantité de VIH présente dans mon corps est donc si faible que je ne peux plus transmettre le VIH à mon partenaire. Ma séropositivité ne nous empêche pas de nous aimer. + plus d’information pour - moins de discrimination www.preventionsida.org. Montre ta solidarité, porte le ruban rouge. Un message de la Plateforme Prévention Sida avec le soutien de la Wallonie et de la COCOF. www.preventionsida.org ».
1) Le plaignant est dégoûté par la publicité où deux hommes s’embrassent longuement. Il a communiqué qu’il a dû supporter cette publicité avec sa fille de 12 ans et il trouve que c’est vraiment déplacé.
2) Le plaignant trouve que deux hommes se roulant des pelles tout le long de la publicité est inapproprié à une heure où les enfants peuvent regarder. Selon lui, c’est indécent, vulgaire et totalement irresponsable de montrer ce genre de scène en pleine journée. Il a précisé que le sujet de la publicité n'est pas du tout un souci mais plutôt la forme. Même s’il n'a rien contre l'homosexualité ou le fait d'en parler, c’est selon lui du voyeurisme. Il a ajouté que les médias, les films et les émissions vont de plus en plus loin et qu’on arrive à de l'exhibitionnisme exacerbé qui ne sert pas les messages publicitaires et est malsain.
L’annonceur est désolé que certaines personnes aient pu se sentir mal à l'aise par rapport au fait de voir deux hommes s'embrasser. Il pense néanmoins que cela n'a rien d'obscène ou de choquant. Il a communiqué que son choix de visuel est motivé par le fait qu'à travers cette campagne, il essaie de casser certaines idées reçues, l'une d'entre elles étant que le VIH (virus à l'origine du SIDA) se transmet par la salive. Dès lors, représenter deux personnes en train de s'embrasser lui semblait pertinent. Quant au fait qu'il s'agisse de deux hommes, ce choix est lié au fait que les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes sont l'un de ses publics clés en matière de lutte contre le VIH, cette population étant, toutes proportions gardées, plus touchée par le VIH que la population hétérosexuelle.
Enfin, il a précisé qu’avant d'être diffusées, ses publicités font l'objet d'un examen par la Commission audiovisuelle du Conseil Supérieur de Promotion de la Santé et que celle-ci n'a pas bloqué leur diffusion. Il a donc considéré qu'elles répondaient aux exigences en vigueur pour une diffusion en télévision.
Le Jury a pris connaissance du spot TV en question et des plaintes qui le concernent.
Il a constaté que le spot transmet un message d’information et montre deux hommes qui s’embrassent sur la bouche et se sourient pour l’illustrer.
Suite à la réponse de l’annonceur, il a noté que la publicité concernée constitue un des deux spots de la campagne via laquelle l’annonceur essaie entre autres de casser certaines idées reçues, en l’occurrence le fait que le VIH se transmet par la salive. Il a également pris bonne note du fait que les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes étant l'un des publics clés dans la lutte de l’annonceur contre le VIH, représenter deux hommes en train de s'embrasser lui semblait donc pertinent.
Le Jury est d’avis qu’aucune intention de choquer ne ressort de la publicité et que celle-ci met davantage l’accent, via la voix-off et le texte en grand à l’écran, sur le message de prévention destiné à tous, que sur les images elles-mêmes.
Compte tenu du contexte social actuel, le Jury a estimé que la publicité visée n’est pas choquante ou indécente et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.
Il a également estimé que les images en question ne sont pas de nature à causer un préjudice mental ou moral aux enfants ou aux adolescents.
Il a dès lors estimé que cette publicité n'est pas contraire aux dispositions du Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC) ni aux Règles du JEP relatives à la représentation de la personne.
A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.
A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.
Rue Bara 175, 1070, Bruxelles, Belgique.
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