Le spot publicitaire montre un véhicule qui fait des drifts pour former un cœur sur un parking devant un immeuble où une femme le regarde de sa terrasse, un véhicule dans la forêt au milieu d’un camp scout dans lequel des enfants s’entassent, un véhicule stationné sous un pont la nuit, la voiture bouge et on voit brièvement le dos puis la main d’une personne contre la vitre embuée, un véhicule poli par un homme dans un garage, le visage d’une femme qui accouche dans une auto, une femme furieuse qui sort de sa maison avec une bombe de peinture et écrit « liar » sur le pare-brise d’une voiture stationnée, une auto surchargée par un déménagement et du toit de laquelle tombe un ours en peluche, un véhicule stationné couvert de fientes d’oiseaux et de PV.
A la fin de la publicité, on voit un véhicule sur un pont et le texte suivant apparaît à l'écran : « Chaque voiture d’occasion a eu une vie. Grâce au Car-Pass découvrez son passé. Désormais avec l’historique d’entretien. Car-pass.be ».
La plaignante communique que la publicité contient des éléments à caractère sexuel clairement inappropriés pour un public cible aussi jeune que celui présent dans la salle (séance de 15h40 du film « Vaiana 2 »), notamment ses enfants de 6 et 9 ans. Les images suggestives et les sous-entendus ont provoqué un certain malaise chez eux et ils ont posé des questions auxquelles elle ne savait pas comment répondre étant donné leur jeune âge. Selon elle, ce type de contenu est totalement inadéquat dans un contexte familial et va à l'encontre des valeurs qu’elle souhaite transmettre à ses enfants. Elle considère cette diffusion comme une atteinte à la sensibilité des enfants.
Quant au fond de la publicité, l’annonceur soutient qu’elle ne contient aucun élément sexuel explicite ou suggestif de nature à pouvoir heurter la sensibilité des enfants. La vidéo vise à illustrer, de manière artistique, humoristique et métaphorique, le cycle de vie d’un véhicule à travers différentes étapes marquantes de la vie de ses propriétaires, telles que des moments clés d’une relation, le jeu d’enfants lors d’un camp scout, un déménagement ou un accouchement sur la voie publique. La vidéo met en lumière l’importance du Car-Pass comme outil de transparence, permettant aux acheteurs et vendeurs de véhicules d’occasion de prendre des décisions éclairées grâce à un document reprenant le relevé kilométrique du véhicule, ainsi qu’une description des travaux d’entretiens et réparations effectués sur le véhicule.
Le passage de la publicité auquel il est supposé que la plainte fait référence – bien que celle-ci ne le décrive pas - dure moins de deux secondes. Il montre un véhicule stationné sous un pont, de nuit, avec une légère buée sur la vitre du passager arrière droit et une main qui s’y pose brièvement. Cette scène, délibérément subtile et inspirée des codes du cinéma grand public, est conçue pour laisser au spectateur la liberté d’interpréter ce qui s’y passe. Elle ne comporte aucun contenu explicite ou inapproprié, de nature à choquer ou heurter la sensibilité d’un enfant.
Dans le contexte social actuel, où les enfants sont constamment exposés, dans l’espace public, à la télévision ou sur les réseaux sociaux, à des images bien plus suggestives, cette séquence rapide et implicite, beaucoup plus subtile et éphémère que le flux d’images omniprésent, ne saurait raisonnablement être perçue comme choquante ou indécente. Selon l’annonceur, la publicité, dans son ensemble, respecte pleinement les principes éthiques, notamment ceux relatifs à la protection des enfants et adolescents tels que définis dans le Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC).
Le Jury a pris connaissance de la publicité et de la plainte qui vise une scène décrite comme ayant un caractère sexuel clairement inapproprié pour un public aussi jeune que celui présent au cinéma pour le film « Vaiana 2 » dans l’après-midi.
Le Jury constate que dans la publicité, une des nombreuses scènes successives montre un véhicule stationné la nuit, la voiture bouge et on voit brièvement le dos puis la main d’une personne contre la vitre embuée.
Suite à la réponse de l’annonceur, il note que la publicité vise à illustrer de manière artistique, humoristique et métaphorique, le cycle de vie d’un véhicule à travers différentes étapes marquantes des vies de ses propriétaires et que la scène visée est délibérément subtile et inspirée des codes du cinéma grand public, pour laisser au spectateur la liberté d’interpréter ce qui s’y passe.
Le Jury est d’avis que le passage concerné est d’une part très furtif et d’autre part, qu’il ne fait que suggérer une situation de manière sobre, ni indécente, ni vulgaire.
Il est dès lors d’avis que les images en question ne sont pas inconvenantes ni choquantes, même en prenant en considération le public présent dans la salle de cinéma.
Dans ce cadre et compte tenu du contexte social actuel, il estime que ce fragment de la publicité n'est pas de nature à contrevenir aux normes de décence en vigueur ou à enfreindre les Règles du JEP en matière de représentation de la personne.
Il estime également que la scène visée n’est pas non plus de nature à causer un préjudice mental ou moral aux enfants.
Le Jury conclut dès lors que la publicité n’est sur ce point pas contraire à l’article 18 du Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC).
Le Jury déclare donc la plainte non fondée.
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E-mail: info@jep.be
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