VERISURE – 18/11/2025

Description de la publicité

Le spot montre un homme avec des gants et une cagoule qui crochète une serrure et le texte suivant apparaît : « Un cambriolage sur 3 ». On le voit ensuite ouvrir la porte et rentrer ave une lampe de poche. Il est suivi par un autre homme également cagoulé. Seuls les yeux sont visibles.
Les mentions suivantes apparaissent :
« Nouvelle alarme »
« Serrure connectée »
« + Protection »
« + Contrôle »
On voit ensuite une femme dans la centrale d’alarme puis à nouveau l’homme interrompu dans le cambriolage par la police qui arrive sur les lieux.

Motivation de la plainte

Le plaignant communique que quand on montre des cambrioleurs identifiables malgré les masques comme étant l’un noir (100% identifiable) et l’autre arabe (forte présomption), on ne fait que renforcer des stéréotypes raciaux, surtout que la brave dame qui reçoit l’alarme est bien blanche. Il propose l’inverse pour déconstruire et est honteux de ce raté raciste.

Position de l'annonceur

L’annonceur conteste formellement les allégations formulées dans la plainte, qui reposent selon lui sur une lecture subjective, erronée et infondée de son message publicitaire.
Il communique que les images des intrus utilisées dans la publicité ne proviennent pas d’un tournage qu’il a réalisé mais ont été achetées auprès d’une plateforme internationale spécialisée dans la vente de séquences vidéo cinématographiques, afin de représenter une intrusion nocturne de la façon la plus crédible possible, sans opérer de choix basé sur l’origine ethnique des acteurs.
L’annonceur insiste sur le fait qu’il serait erroné de déduire la moindre généralisation ethnique à partir de ce scénario fictif. D’une part, il est impossible de déterminer objectivement l’origine ethnique d’une personne sur la seule base de son apparence. Ce que le plaignant interprète comme « un cambrioleur arabe » pourrait tout aussi bien être d’une autre origine, rien dans les images ne permet de l’affirmer catégoriquement. L’annonceur ajoute que s’il avait souhaité établir un lien entre l’origine et le rôle de malfaiteur, il aurait utilisé une personne dont l’origine est visible pendant toute la scène, or il y a deux cambrioleurs, dont seul celui d’origine ethnique africaine est « identifiable ».
L’annonceur communique par ailleurs des exemples d’autres campagnes pour démontrer de manière concrète et vérifiable la variété des profils et des mises en scène utilisées et confirmer ainsi qu’il adopte une approche inclusive, non discriminatoire et représentative de la diversité de la société dans toutes ses productions publicitaires.
Enfin, il communique que la configuration présentée est un cas d’usage classique pour illustrer le bénéfice de sa solution de sécurité. En aucun cas il n’a voulu opposer une « dame blanche » de la chambre de télésurveillance à des « malfrats de couleur » pour jouer sur des préjugés. Les personnages de ce spot n’avaient pas de “rôle ethnique” attaché.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot TV mettant en scène un cambriolage et l’intervention de la police grâce aux produits et services promus. Il a également pris connaissance de la plainte qui avance que la couleur de peau des cambrioleurs peut être identifiée et que ce choix entraîne des stéréotypes raciaux.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury note que celui-ci visait à représenter une intrusion nocturne sans pour autant opérer de choix basé sur l’origine ethnique des acteurs.

Le Jury est d’avis que les images du spot TV ne permettent pas d’identifier avec certitude l’origine des cambrioleurs et qu’elles n’établissent pas non plus de lien entre leur origine et le rôle attribué à chacune des personnes.

Il considère dès lors que la publicité ne fait pas état de préjugés raciaux et n’est pas de nature à être perçue par le consommateur moyen comme discriminant une certaine catégorie de personnes.

Le Jury a donc estimé que le spot TV visé ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilté sociale dans le chef de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Annonceur:VERISURE
Produit/Service:Systèmes d’alarme
Média:TV
Critères d'examen:Responsabilité sociale
Initiative:Consommateur
Type de décision:Pas de remarques
Date de clôture: 18/11/2025