Décision du Jury
Le Jury a noté que le plaignant s’est référé à un post sur la chaîne TikTok de l'influenceur concerné et a indiqué que, d'une part, il n'a pas été fait usage de l'option de disclosure propre à la plateforme et que, d'autre part, la mention « advertentie » n'apparaît qu'à la fin.
Il a constaté que le post en question montre l'influenceur avec le produit et le texte suivant : "Getting these [emoji de 2 cerises] ready for V-Day ! Trimmen, scheren en stylen, het kan allemaal met de 3-in-1 tool van @Philips #philipsoneblade #fyp *advertentie".
Suite à la réponse de l'influenceur concerné, le Jury a noté qu'il s'excuse de n’avoir pas coché « Paid partnership » mais qu’il l'a immédiatement fait, ce qui a été confirmé par la société concernée.
Le Jury a examiné ce dossier sur la base de l'article 7 du Code de la Chambre de Commerce internationale, qui stipule que la communication doit être clairement identifiable en tant que telle, quelle que soit sa forme et quel que soit le support utilisé et que, lorsqu’une publicité est diffusée dans un média comportant des informations ou du contenu rédactionnel, elle doit être présentée de telle sorte que son caractère publicitaire soit évident, et à la lumière des Recommandations du Centre de la Communication en matière d’influenceurs.
Il est d’avis que le post concerné ne contenait pas d'éléments suffisants pour que sa nature commerciale soit évidente pour le consommateur moyen.
Le Jury a dès lors estimé que la communication commerciale en question n'était pas clairement identifiable en tant que telle par rapport aux autres communications présentes sur le compte de l'influenceur.
Il a apprécié le fait qu'immédiatement après la réception de la plainte, ce dernier ait utilisé l'option de disclosure « Paid partnership » de la plateforme même.
Cependant, en ce qui concerne la mention « *advertentie » à la fin du texte, le Jury se réfère au point 6 des Recommandations du Centre de la Communication en matière d'influenceurs en ce qui concerne la demande d’indiquer cette mention tout de suite clairement dans le post, de telle sorte qu’il soit immédiatement évident pour les consommateurs, au premier coup d’œil, qu’il y a une relation commerciale entre l’influenceur et la marque.
Compte tenu de ce qui précède et sur la base des dispositions susmentionnées, le Jury a dès lors demandé à l'annonceur et à l'influenceur de modifier la communication commerciale concernée en ce sens et à défaut, de ne plus la diffuser.