MC CAIN FOODS – LIZA DDC – 26/10/2021

Description de la publicité

La plaignante a communiqué une capture d’écran d’un post sur le compte Instagram de l’influenceuse concernée, montrant l’influenceuse avec un airfryer et un plateau de frites, avec le texte :
« Frites party avec @mccainbe !! Grâce à mon airfryer, les Street Fries de McCain sont prêtes en un rien de temps! Et vous c’est quoi votre goût préféré ?? Moi c’est Mexican Veggie #yummyyyyy
#StreetFriesPlease #McCainbe @mccainbe @efluenz.be
#portrait #fashion #ootd #ootdfashion #girl #likeforlikes #followforfollowback
#instagood #instalove #likeforlike #love #follorforfollow #picoftheday #goodvibes #goals #fashion #belgianblogger #portrait ».

Motivation de la plainte

La plaignante a communiqué que l'influenceuse ne mentionne pas qu'il s'agit de partenariats rémunérés, trompant dès lors ses abonnés quant à la qualité commerciale de la communication.

Position de l'annonceur

Le Jury a demandé la réaction de l’influenceuse concernée et de la société concernée.

L’influenceuse a communiqué que les contenus ont été prévisualisés et acceptés par les agences qui communiquent avec les marques respectives et qui n’ont pas attiré son attention sur ce point. 
Elle regrette néanmoins de ne pas y avoir pensé mais il s’agit d’un oubli et non pas d’une volonté de tromper ses abonnés.
Les mentions manquantes ont été rajoutées aux publications le nécessitant et le seront également dans le futur. 
Elle a précisé qu’elle est une nano influenceuse qui partage ses bons plans et des chouettes produits et qu’elle a toujours été très transparente avec ses abonnés concernant ses campagnes.

La société a communiqué qu'elle signe un contrat par campagne avec son agence de relation avec les influenceurs, où il a la possibilité de choisir entre différents influenceurs qui font la promotion de ses produits contre rémunération et qu'il n'a jamais de contact direct avec les influenceurs.
Il a uniquement le droit de décider du contenu de la photo et du texte qui sera publié et il n'a pas d'influence sur la manière dont la publication va être diffusée ou sur ce que l'influenceur définit juste avant de publier.
Il a déjà abordé cela avec son agence d'influenceurs qui va s'en occuper avec l'influenceuse en question.

Décision du Jury

Le Jury a noté que la plaignante s’est référée à un post sur le compte Instagram de l’influenceuse concernée et qu’elle considère qu’à défaut de mention indiquant qu'il s'agit d’un partenariat rémunéré, il est question de tromperie envers les abonnés quant au caractère commercial de la communication en question.

Suite à la réponse de l’influenceuse concernée, le Jury a noté qu’il s’agit bien d’une communication commerciale dont le contenu a été prévisualisé par l’agence de publicité qui communique avec la marque et que l’absence de mention pertinente est un simple oubli et non une volonté de tromper ses abonnés. L’influenceuse concernée a ajouté qu’elle y a directement remédié en ajoutant les mentions « partenariat rémunéré » et « #ad ».

Le Jury a également noté, sur la base de la réaction de l’annonceur concerné, que celui-ci ne peut décider que de la photo et du texte qui seront publiés et qu’il n’a pas d’influence sur la manière dont la publication va être diffusée mais qu’il travaille ici avec une agence qui contacte elle-même directement l’influenceuse et que cette agence fera le nécessaire.

Le Jury a examiné le dossier sur la base de l’article 7 du Code de la Chambre de Commerce Internationale qui stipule que la communication commerciale doit être clairement identifiable en tant que telle, quelle que soit sa forme et quel que soit le support utilisé et que, lorsqu’une publicité est diffusée dans un média comportant des informations ou du contenu rédactionnel, elle doit être présentée de telle sorte que son caractère publicitaire soit évident, et à la lumière des Recommandations du Centre de la Communication en matière d'influenceurs en ligne.

Le Jury a considéré que le post concerné ne contient pas d’éléments suffisants pour que sa nature commerciale soit évidente pour le consommateur moyen.

Le Jury a dès lors estimé que la communication commerciale visée n’est pas clairement identifiable en tant que telle par rapport aux autres communications présentes sur le compte de l’influenceuse.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base de la disposition susmentionnée, le Jury a demandé à l’influenceuse et à l’annonceur de modifier la communication commerciale concernée et à défaut, de ne plus la diffuser.

Suite

A cet égard, le Jury a noté que l’influenceuse a communiqué que des modifications ont déjà été effectuées pour mettre en exergue le caractère commercial de la communication.

Annonceur:MC CAIN FOODS - LIZA DDC
Produit/Service:Street Fries
Média:Internet
Critères d'examen:Autres
Initiative:Consommateur
Date de clôture: 26/10/2021