CHANEL – 27/03/2024

Description de la publicité

La vidéo transmise par l’annonceur montre quatre jeunes filles en jupe courte, crop top et veste de couleur, se dirigeant vers l'entrée d'une fête foraine avec l’inscription ‘Take your chance’. Elles gagnent à tour de rôle un flacon de parfum en participant à différentes activités de la foire. Elles se réjouissent à chaque fois en effectuant des pas de danse.
Ensuite, un tableau les montre chacune avec leur flacon et le produit promu apparaît à l’écran.

Motivation de la plainte

La plaignante a communiqué que dans la publicité, les jeunes filles en apparence mineures sont hypersexualisées. Selon elle, il s’agit de violences sexistes et de promotion de la pédocriminalité.

Position de l'annonceur

L’annonceur a contesté la plainte.
En ce qui concerne le contexte de la publicité, il a entre autres précisé qu’elle se déroule dans l’ambiance joyeuse et ludique d’une fête foraine, quatre jeunes femmes tentant leur chance, joyeuses et insouciantes, ce qui reflète l’esprit positif et léger de son parfum. Selon lui, la publicité ne suggère à aucun moment des comportements inappropriés ou illégaux.
En ce qui concerne l’apparence des jeunes femmes, il a précisé que les mannequins représentées sont toutes majeures et présentent une allure saine. Il a veillé à ce que l’apparence des jeunes femmes soit appropriée et en accord avec l’atmosphère festive de la fête foraine et la personnalité de chaque parfum (énergisante, délicate, audacieuse et optimiste). Selon lui, aucun élément dans le matériel de la campagne ne peut raisonnablement laisser penser que les mannequins sont hypersexualisées ou d’apparence mineure.
L’annonceur est persuadé que la publicité ne viole aucune règle légale ni aucun code éthique. Son intention était de promouvoir ses produits de manière positive et respectueuse envers ses clients et le public en général.
Concernant les prétendues « violences sexistes », l’annonceur s’est référé à une définition de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (« tout acte préjudiciable commis à l’encontre d’un individu sur la base de son genre ») et a avancé qu’il ne parvient pas à identifier un tel acte dans la publicité.
Ensuite, l’annonceur s’est référé à la définition de la « pédocriminalité » par le Larousse (« ensemble des violences sexuelles commises sur un mineur ») et a avancé que la publicité ne promeut en aucun cas les violences sexuelles et qu’aucun élément de la publicité ne laisse penser que les jeunes femmes sont mineures.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la plainte et de la vidéo transmise par l’annonceur.

Suite à la réponse de ce dernier, il a pris bonne note du fait que les mannequins représentées dans cette vidéo sont toutes majeures et qu’il a veillé à ce que l’apparence des jeunes femmes soit appropriée et en accord avec l’atmosphère festive de la fête foraine et la personnalité de chaque parfum.

Le Jury est d’avis que la publicité place des adultes, d’apparence très jeune au vu de leurs tenues et attitudes, dans un univers qui ramène à l’enfance.

Selon lui, il n’y est cependant pas question d’objectification de la femme, de nudité ou de posture corporelle sexuellement suggestive.

Il a notamment estimé que la publicité ne contient pas d’éléments visuels portant atteinte à l’intégrité de la femme ou la discriminant.

Il a également estimé que la publicité n’évoque pas un comportement illicite ou antisocial ni ne l’encourage ou le banalise.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Annonceur:CHANEL
Produit/Service:Chance
Initiative:Consommateur
Type de décision:Pas de remarques
Date de clôture: 27/03/2024