Une annonce montre une photo noir et blanc du visage et du buste d'une jeune femme avec un regard provocant qui se trouve apparemment dans une position allongée. Elle porte un collier ras de cou avec des perles et sort avec le doigt un chewing gum de sa bouche. Texte en dessous de l'annonce : « Primo, je vois une chose qui me plaît. Secundo, je la prends » avec à côté la représentation d'une voiture de la marque et les mots : « Nouvelle Ypsilon. Se faire plaisir est un job full time », suivis par le logo, le prix, une description des caractéristiques de la voiture et la consommation.
L'annonceur a fait valoir que l'accusation d'incitation au viol est tout à fait déplacée et en aucun cas justifiée. Il a souligné que cette publicité s'adresse à une cible féminine et qu'elle a été prétestée auprès d'un public féminin sans choquer le moins du monde. L'accroche utilisée est tout simplement un clin d'œil humoristique qui met en avant un caractère capricieux : je vois quelque, je veux me le procurer. La voiture est ici assimilée à un accessoire (sac, bijou,…) qui plaît et que l'on souhaite obtenir sans délai. En ce qui concerne l'utilisation du vocabulaire, les expressions « quelque chose » et « une chose » sont équivalentes et il est d'avis que l'argument du plaigant n'est que pure spéculation. Pour preuve il se réfère à la version néerlandaise où le terme « iets » est utilisé et il y a donc pas de connotation féminine. En ce qui concerne la taille de la voiture, il a simplement voulu casser le schéma traditionnel des publicités pour voitures. Il a également souligné que la femme n'est pas du tout déshabillée et que le décolleté est très correct. Il est persuadé que cette campagne ne choque pas le public féminin.
Le Jury a constaté que la présentation visuelle et les textes ne comportent pas d'éléments choquants ou indécents et que ce message ne comporte pas le risque d'être ressenti comme une incitation à un comportement répréhensible de nature à justifier les reproches formulés à son égard. Le Jury a estimé que la majorité du public percevra ce message comme étant adressé à un public féminin. A défaut d'infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaire, il a estimé n'avoir pas de remarques à formuler.
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