Le spot publicitaire pour les matelas et boxsprings à réglage pneumatique montre notamment un homme qui en démontre le fonctionnement et déclare entre autres : « De instelbaarheid van deze matrassen heeft veel enthousiasme opgewekt bij kinesisten en rugscholen ».
Ensuite, un autre homme vêtu d'une veste blanche et portant un stéthoscope autour du cou apparaît à l'écran, assis à un bureau dans une pièce où sont accrochés des diplômes et des radiographies, avec la mention « P. Kloppenburg » à l'écran. Cet homme fait les déclarations suivantes : “Ik heb de Airdream leren kennen door een collega van mij. Ik heb hem getest en sindsdien geef ik de raad aan mijn patiënten om deze matras te gebruiken. De Airdream geeft de minste druk op je lichaam en de meeste ondersteuning.”. Le contenu de cette dernière phrase apparaît également sous forme de texte à l'écran, accompagné d'une illustration graphique.
Le plaignant a fait référence au fait que le spot met en scène un faux médecin qui vante les mérites du matelas pour soulager les maux de dos. Selon lui, cela est trompeur, en particulier pour le public cible légèrement plus âgé.
L'annonceur a tout d'abord indiqué que le matelas promu est une variante statique à usage privé des matelas à suspension pneumatique (matelas alternatifs) utilisés dans le monde médical. Il sert à offrir un soutien optimal et à réduire ainsi la pression exercée par le corps. En raison de son confort exceptionnel, il est proposé comme matelas à usage privé quotidien. Une école du dos ainsi que plusieurs kinésithérapeutes lui envoient régulièrement leurs patients. Dans certains cas, les clients se font rembourser le matelas par l'INAMI ou d'autres organismes (en fonction de l'état physique du client), car l'Airdream répond aux normes d'un matelas médical.
Il vise ainsi à expliquer pourquoi un kinésithérapeute (médecin) apparaît pendant 10 secondes dans le spot publicitaire de 120 secondes. Il ne voit personnellement aucun problème à cela, étant donné qu'aucun mensonge n'est prononcé. Si cela n'était pas possible, toutes les publicités pour les dentifrices, les produits de beauté et autres ne pourraient pas être diffusées, car elles mettent également en scène de vrais ou de faux dentistes, laborantins et médecins.
Suite à une demande d’information supplémentaire du Jury sur la nature de la personne montrée dans la partie visée du spot, l’annonceur a communiqué qu’il s’agit d’un acteur.
En ce qui concerne la justification des affirmations factuelles faites par la personne concernée, il a fait valoir que les matelas à suspension pneumatique combinés à de la mousse viscoélastique, tels que le matelas Airdream, sont connus depuis longtemps dans le monde médical comme étant les matelas qui exercent le moins de pression et sont utilisés pour réduire la pression exercée par le corps, en se référant à un article scientifique intitulé « A multicentre prospective randomised controlled clinical trial comparing the effectiveness and cost of a static air mattress and alternating air pressure mattress to prevent pressure ulcers in nursing home residents ».
Le Jury a pris connaissance du spot TV en question et de la plainte qui le concerne.
Il a constaté que la plainte concerne la partie du spot dans laquelle un homme avec une veste blanche et portant un stéthoscope autour du cou est montré en faisant les déclarations suivantes : « Ik heb de Airdream leren kennen door een collega van mij. Ik heb hem getest en sindsdien geef ik de raad aan mijn patiënten om deze matras te gebruiken. De Airdream geeft de minste druk op je lichaam en de meeste ondersteuning. ».
Suite à la réponse de l’annonceur, il a noté que le matelas promu est une variante privée des matelas utilisés dans le monde médical pour offrir un soutien optimal et ainsi réduire la pression du corps et qu’une école de dos ainsi qu’un certain nombre de kinésithérapeutes lui envoient régulièrement leurs patients, mais que l’homme montré dans le spot est un acteur.
Bien que le Jury soit d’avis qu’il est généralement accepté que des acteurs soient utilisés dans les publicités pour transmettre le message publicitaire, il estime néanmoins dans ce cas que les différents éléments de la partie concernée du spot – non seulement les vêtements et les attributs de la personne représentée, mais aussi, par exemple, la mention d’un nom propre, la décoration de la pièce avec des diplômes et des radiographies accrochés au mur et l’utilisation du mot « patiënten » -, donnent à tort l’impression qu’il s’agit d’un vrai médecin qui témoigne de son expertise médicale et fait une recommandation, et ce afin d’accroître la crédibilité du message publicitaire.
Il renvoie à ce sujet en particulier à l’article 13 du Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC) qui stipule que les communications commerciales ne doivent pas contenir ou mentionner de témoignages, d’endossements ou de documents de soutien s’ils ne sont pas authentiques, vérifiables et pertinents.
En ce qui concerne les déclarations faites par cet acteur dans le spot publicitaire au sujet du matelas en question, le Jury a pris note du fait que l'annonceur affirme que les matelas à suspension pneumatique combinés à de la mousse viscoélastique, tels que le matelas Airdream, sont connus depuis longtemps dans le monde médical comme étant les matelas qui exercent le moins de pression et qui sont utilisés pour réduire la pression exercée par le corps.
Bien que le Jury ne conteste pas que les matelas du type proposé par l'annonceur puissent présenter certains avantages médicaux, il estime que dans la publicité en question, des allégations formulées en termes très absolus sont directement associées au matelas spécifique promu à usage privé (« De Airdream geeft de minste druk op je lichaam en de meeste ondersteuning. ») et ce, de surcroît, par une personne qui donne l'impression d'être un médecin alors que ce n'est pas le cas.
Il estime notamment que cela ne permet en tout état de cause pas à l'annonceur de fournir une preuve suffisante, au sens de l'article 6 du Code ICC, des allégations formulées en termes très absolus concernant l'efficacité de ce matelas spécifique.
Le Jury a donc estimé que le spot TV en question est de nature à tromper le consommateur moyen sur les points susmentionnés, ce qui est contraire aux articles 4 et 5 du Code ICC.
Compte tenu de ce qui précède et sur base des dispositions susmentionnées, le Jury a donc demandé à l’annonceur de modifier la publicité et à défaut de ne plus la diffuser.
L’annonceur a confirmé qu’il respectera la décision du Jury.
Rue Bara 175, 1070, Bruxelles, Belgique.
E-mail: info@jep.be
Tel: +32 2 502 70 70
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