Telenet Group - Base 27-10-2020: Pas de remarques

 Adverteerder / Annonceur: TELENET GROUP - BASE 

Product-Dienst / Produit-Service: Offre de réduction sur les abonnements 

Media / Média: Affichage, Internet (site web) 

 

Beschrijving van de reclame / Description de la publicité  

Une affiche mentionne au milieu « -5€* par mois à vie » avec en dessous, « Ça met tout le monde d’accord ! ». De part et d’autre, les mentions « Les féministes adorent. » et « Les machos aussi. ».  

Sur une autre affiche, les mentions de part et d’autre sont : « Les sportifs adorent » et « Les flemmards aussi ». 

Sur la page du site internet de l’annonceur consacrée à l’offre : « Ça met tout le monde d’accord ! Aujourd’hui, quel que soit le sujet, il faut choisir son camp. Mais chez BASE, on a trouvé un truc pour mettre tout le monde d’accord. ». 

Klacht(en) / Plainte(s)  

1) La plaignante a communiqué que le slogan "ça met tout le monde d'accord" ne la dérange pas mais que l'utilisation de concepts qu'on oppose l'un à l'autre la choque.  
Elle se réfère à "Les féministes adorent. Les machos aussi." et se demande de quel droit on peut utiliser un combat mené depuis la nuit des temps par les femmes (et les hommes) pour une simple publicité. Selon elle, ça n'a absolument rien à voir et il ne faut pas diviser encore plus la population alors qu'au contraire, on clame haut et fort ces dernières années qu'il n'y a plus besoin de choisir un camp, qu'on peut être tout ce qu'on veut dans la vie. Elle ne veut pas que ses futurs enfants pensent qu'ils ne peuvent qu'être l'une ou l'autre chose.  
La comparaison entre les sportifs et les flemmards peut passer selon elle mais là encore, elle trouve ça dégradant d'utiliser cette division.  

2) La plaignante trouve intolérable d’utiliser le féminisme comme moyen de marketing alors que c’est un combat qui dure depuis des années et qui est très sérieux.  
Elle ajoute que si on suit la logique de cette publicité, nous sommes soit machos soit féministes alors qu’il existe toujours un entre deux et tout le monde n’est pas obligé de choisir un camp. 

3) Selon la plaignante, l’annonceur met sur un même plan les féministes et les machos alors que si on se base sur les définitions du Larousse : 
Féminisme = attitude de quelqu'un qui vise l'amélioration et l'extension du rôle et des droits des femmes dans la société ; 
Machisme = idéologie fondée sur l'idée que l'homme domine socialement la femme et qu'il faut, en tout, faire primer de supposées vertus viriles. 
La plaignante a communiqué que cette comparaison/mise au même plan est donc profondément irrespectueuse envers les personnes féministes, qui se battent pour des droits et pour une égalité, et non pour une domination d'un genre sur l'autre. 

Beslissing Jury in eerste aanleg: Geen opmerkingen 
Décision Jury de première instance: Pas de remarques 

Le Jury d’Ethique Publicitaire (JEP) de première instance a pris la décision suivante dans ce dossier. 

Le Jury a pris connaissance de la campagne de l’annonceur pour une offre de réduction sur les abonnements et en particulier de l’affiche avec les mentions « Ça met tout le monde d’accord ! », « Les féministes adorent. » et « Les machos aussi. ». Il a également pris connaissance des plaintes qui y voient l’utilisation d’un combat (le féminisme) comme outil marketing et une tentative de diviser la population. 

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a bien noté que celui-ci veut au contraire trouver un terrain d’entente et réunir les oppositions et que sa campagne ne se limite pas au visuel relatif aux féministes et aux machos.  

Le Jury est d’avis qu’il ressort bien de la campagne publicitaire que l’annonceur veut illustrer son slogan « Ça met tout le monde d’accord ! » en utilisant des exemples reconnaissables par tous. Il est également d’avis que l’affiche concernée par les plaintes ne constitue pas une prise de position de l’annonceur à l’égard de certains groupes de la population ou de la relation hommes-femmes. 

Dans ce contexte, l’affiche en question n’est selon lui pas de nature à contribuer à perpétuer des stéréotypes allant à l’encontre de l’évolution de la société et n’est pas non plus de nature à dénigrer la personne humaine quelle que soit la catégorie à laquelle elle appartient. 

Le Jury a également estimé que la publicité ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur. 

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Veuillez noter que cette décision ne devient définitive qu’après l’expiration du délai d’appel.