WALIBI - 14/11/2016

Annonceur: 
WALIBI
Produit/Service: 
Walibi Halloween
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Sport et loisirs
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Lundi, 14 novembre 2016
Description de la publicité

La campagne d’affichage de Walibi pour Halloween comporte deux visuels avec le titre « Walibi Halloween ».

Le visuel avec le texte « Enjoy* the day …  (*Profitez-en le jour…) » représente un homme « steampunk » avec une arme en main, avec à l’arrière-plan un décor de western en plein jour.

Le visuel sur lequel porte les plaintes, avec le texte « … Fear the night* (*… Tremblez la nuit) » représente un homme « steampunk » dont le visage est blessé (œil tuméfié, nez nécrosé et bouche en sang avec les dents apparentes), avec à l’arrière-plan le même décor de western en pleine nuit.

Il y a des affiches plus petites avec uniquement un des deux visuels et des affiches plus grandes avec les deux visuels côte à côte.

Motivation de la plainte

1) Le plaignant trouve cette affiche totalement inappropriée par rapport aux enfants qui la verront.

2) Selon le plaignant, l'affichage pour les activités d'halloween est particulièrement effrayant pour les jeunes enfants. Toute la sphère publique est envahie par ces horribles personnages défigurés et sur la route de l'école, il trouve cela choquant. Les parents doivent faire attention à des tas de choses, alors si la publicité génère aussi l'horreur et la violence sans que l'on puisse l'éviter, il trouve que c'est une atteinte au droit de ne pas être abreuvé par ce type de contenu.

3) Le plaignant est vraiment choqué par ces affiches effrayantes. Elles pourraient vraiment terroriser de jeunes enfants.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que les images qu’il utilise cette année pour sa communication Halloween sont à nouveau en ligne avec celles des années précédentes, avec cette année une image supplémentaire inspirée des Steampuncks, qui peut explicitement être considérée comme adaptée aux enfants. Si les annonceurs devaient chaque fois adapter leur communication pour répondre à une ou quelques remarques (3 réactions plutôt vaguement formulées en l’occurrence), faire de la publicité deviendrait bientôt impossible.

En tant que parc pour familles et jeunes par excellence, il est très conscient de sa responsabilité sociale via son image. C’est pourquoi il utilise toujours des thèmes qui sont déjà « présents » dans le monde extérieur (sorcières, trolls, vampires, zombies, magiciens, …) mais qui sont également clairement fictifs. Via des études auprès des enfants, il a pu constater qu’ils se sentent d’une part attirés par ce qui fait peur mais également, d’autre part, qu’ils sont très capables de discerner la fiction (jeu) et la réalité. Les parents jouent ici un rôle important pour montrer la différence aux enfants.

De plus, en 2016, les enfants sont confrontés à beaucoup plus d’impulsions entre réalité et fantaisie que dans le cas de sa communication. Dans d’autres attractions touristiques et dans d’autres secteurs comme les films, les bandes dessinées, les jeux vidéo, internet, la TV, etc., on joue un jeu entre fantaisie et réalité. La vraie réalité qu’ils voient par exemple dans les nouvelles est la plupart du temps beaucoup plus atroce et c’est pourquoi il est également important qu’ils apprennent à faire facilement la différence entre fantaisie et réalité. Selon l’annonceur, sa communication peut même être une aide alors que nier ceci va conduire à des frontières plus floues. Enfin, l’enfant lui-même n’est ainsi pas aidé et on ne peut que se réjouir que l’enfant puisse construire suffisamment de résistance morale pour pouvoir faire la différence entre les différents messages qu’il peut rencontrer partout dans le monde extérieur.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que la campagne d’affichage de Walibi pour Halloween contient deux visuels avec le titre « Walibi Halloween ». Il a constaté que le visuel qui a fait l’objet de plaintes, avec le texte « … Fear the night* (*… Tremblez la nuit) » montre un homme « steampunk » dont le visage est blessé et que l’autre visuel avec le texte « Enjoy* the day … (*Profitez-en le jour …) » montre un homme « steampunk » dont le visage n’est pas blessé, et que tous deux ont comme arrière-plan un décor de western.

Le Jury a également pris connaissance des précédents concernant les campagnes d’affichage de l’annonceur à l’occasion d’Halloween les années antérieures.

Le Jury a rappelé que la fête d’Halloween joue traditionnellement sur les sentiments de peur et que l’annonceur est libre d’aborder ce thème dans sa publicité.

En ce qui concerne la campagne d’affichage actuelle et notamment le visuel sur lequel porte les plaintes, le Jury a de plus constaté que – contrairement aux années précédentes – le personnage qui pourrait être perçu comme effrayant n’est pas représenté dans une attraction qui fait penser de manière réaliste à celles qui se trouvent dans le parc d’attraction pour lequel il est fait de la publicité, il ne tend pas non plus la main dans la direction du spectateur.

Il est dès lors d’avis que le visuel en question n’est pas de nature à évoquer une atmosphère trop réaliste et donc à choquer. Il est également d’avis que le visage blessé dans le visuel qui a fait l’objet de plaintes n’est pas mis à l’avant plan dans les affiches.

Selon le Jury, cela est d’autant plus le cas pour les affiches qui montrent les deux visuels côte à côte.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que sur la base de la campagne d’affichage actuelle, on ne doit pas craindre une évolution au cours des années vers des affiches de plus en plus effrayantes et qu’il ne doit dès lors pas formuler un avis de réserve en l’occurrence.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.