VRT - 30/08/2019

Annonceur: 
VRT
Produit/Service: 
Ketnet Junior
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Vendredi, 30 août 2019
Description de la publicité

Le spot radio se déroule ainsi :  
Garçon : “Wat is dat?” 
Fille : “Ik lust wel geen spinazie eh.” 
Garçon : “Eikes, paddenstoelen.” 
Fille : “Eiik, zie je wel dat dat pikant is.” 
Fille : “Ik wil geen tomaten.” 
Garçon : “Al die groene dingen die zijn vies.” 
VO : “Samen groentjes eten kunnen we nog niet leuker maken.” 
Fille : “Eeeeiiih.” 
VO : “Maar samen TV kijken wel. Tijdens Ketnet Junior, weetjes speciaal voor ouders. Zo wordt samen met je kleuter kijken nog plezanter.” 
Enfants : “Ketnet Junior!” 
VO: “Voor jong en ouders. Je vindt Ketnet Junior ’s ochtends op Ketnet, in de namiddag op Canvas en de hele dag digitaal.” 

Motivation de la plainte

Selon la plaignante, cette publicité normalise une aversion pour les légumes chez les enfants et encourage à regarder la télévision. Elle trouve que ça ne va vraiment pas : quelque chose de sain est critiqué et quelque chose de malsain (la télévision) est présenté comme amusant par des enfants. Elle s'interroge également de manière générale sur l'utilisation des enfants dans les publicités.  

Position de l'annonceur

Tout d'abord, l'annonceur a communiqué qu'il reprend son offre pour les enfants et les jeunes sous le nom de Ketnet. Ketnet Junior cible un public très jeune et propose des divertissements éducatifs destinés aux enfants de moins de 6 ans. La publicité en question sur les stations de radio de la VRT était destinée aux parents de ces enfants. Il a également communiqué que la publicité fait partie d'une campagne plus large qui s'articule autour de moments "difficiles" bien connus des jeunes parents (s'habiller, s'endormir, manger des légumes) et que la publicité répond au défi de nombreux jeunes parents de faire manger des légumes à leurs enfants. Selon lui, c'est un fait très normal, courant et même scientifiquement prouvé auquel il se réfère dans un contexte ludique. Lorsque la plaignante semble indiquer qu'il s'agit d'un phénomène anormal que l'annonceur normalise, cela n'est donc pas correct à son avis.  

Ensuite, l'annonceur a communiqué que la publicité se réfère à l'offre de divertissements éducatifs de Ketnet Junior. Une promotion spécifique est faite pour les faits intéressants que les parents verront dorénavant dans cette offre afin qu'il soit également plus amusant pour eux de regarder Ketnet Junior avec leur enfant. Le message ludique est donc le suivant : "Jeunes parents, Ketnet Junior ne peut pas vous aider immédiatement à rendre la consommation de légumes plus amusante mais nous pouvons faire en sorte qu’il soit plus plaisant pour vous aussi de regarder les émissions de vos enfants". En d'autres termes, pour l'annonceur, cette communication encourage les jeunes parents, stimule le "faire ensemble" avec l’enfant et ne porte en rien atteinte à un comportement, un mode de vie ou une attitude sociale positive (cf. article 18 du Code ICC).   

En ce qui concerne l'observation de la plaignante selon laquelle les annonceurs devraient cesser d'utiliser des enfants dans les publicités en général, l'annonceur est d'avis qu'une attention suffisante doit effectivement être accordée aux publicités pour ou avec des enfants et des adolescents mais il estime qu’il fait ici également preuve de la prudence nécessaire à cet égard. Toutefois, si la présentation ou l’intervention d'enfants est très pertinente pour le spot d’autopromotion en question, il le fera éventuellement et, le cas échéant, élaborera une publicité conforme aux règles légales et éthiques. Cette publicité concerne un spot d'autopromotion pour Ketnet Junior, l'offre éducative et divertissante de la VRT pour les plus jeunes téléspectateurs et leurs parents. Dans ce contexte, il est bien sûr compréhensible et même logique à ses yeux qu’on y entende des enfants.  

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot donne la parole aux enfants qui s’expriment de manière négative mais exagérée sur les légumes et ceci, comme exemple d’un des moments difficiles pour les jeunes parents, pour faire ensuite la promotion pour une chaîne tv que les parents peuvent regarder avec leurs enfants. 

Le Jury est tout d’abord d’avis que la publicité en question ne vise pas spécifiquement les enfants mais bien les jeunes parents en mettant entre autres en avant les faits particulièrement intéressants pour parents pour souligner que la chaîne tv concernée est destinée aux enfants et à leurs parents afin qu'ils puissent faire quelque chose d'amusant ensemble. 

Il est également d’avis que le spot évoque de manière humoristique une situation courante pour transmettre le message de l’annonceur sans pour autant se prononcer de manière dénigrante sur le fait de manger des légumes. 

Selon le Jury, le spot semble clairement ludique et ne contient pas d'éléments qui inciteraient les enfants (ou leurs parents) à adopter de mauvaises habitudes alimentaires ou autres. 

Le Jury a dès lors estimé que ce spot n’est pas de nature à influencer négativement des enfants (ou leurs parents) en ce qui concerne une vie saine, ni de manière plus large, de nature à porter atteinte à un comportement, un mode de vie ou une attitude sociale positive ou encore à jeter un discrédit sur le jugement ou les goûts des parents. 

Plus généralement, il a également estimé que la manière dont ce spot donne la parole aux enfants ne témoigne pas d'un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l'annonceur. 

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points.  

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.