VIRGIN EXPRESS - 17/12/2002

Annonceur: 
VIRGIN EXPRESS
Produit/Service: 
Vols à bas prix
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Association socio-culturelle
Catégorie: 
Tourisme, transport
Type de décision: 
Avis de réserve
Date de clôture: 
Mardi, 17 décembre 2002
Description de la publicité

Dans un spot radio on entend une voix masculine qui dit “Rendons nous maintenant dans la cellule capitonnée de l'hôpital psychiatrique de Bruxelles”. Ensuite on entend 2 voix masculines qui parlent en même temps : “Bonjour, nous sommes Dimitri et Paul du service commercial de Virgin Express. Nous avons fait quelque chose de dément. Nous avons encore une fois réduit nos tarifs les plus bas. Indéfiniment. C'est dingue non ? Tous les vols pour Nice sont donc à partir de 39€ et vers Madrid ou Milan à partir de 49€. C'est complètement fou. Tiens, on n'allait pas aussi donner des nuits d'hôtels gratuits ? Tu es malade ? Oui”. Ensuite on entend de nouveau la première voix masculine qui dit : “Virgin Express (à quoi les 2 hommes répondent : “C'est nous”) the smartest way to fly Europe”.

Motivation de la plainte

Cette publicité est de mauvais goût. Les gens avec des problèmes psychiatriques ont déjà assez de difficultés pour trouver leur place dans la société et sont déjà assez stigmatisés et isolés.
Cette publicité choque les patients et réveille des souvenirs douloureux en véhiculant une image qui ridiculise les personnes qui souffrent psychiquement.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir qu'il n'avait pas du tout l'intention de heurter des personnes personnellement. Il a fait référence au style humoristique de sa communication publicitaire et a souligné que le message a été testé sur son propre département, afin de s'assurer que personne ne se sentait visé personnellement. D'autre part le tout a été retiré de son contexte de manière qu'on ne puise pas le prendre au sérieux. Il a fait savoir qu'en tout cas, le spot ne sera plus diffusé.

Décision du Jury

Le Jury a estimé que la référence à une institution psychiatrique et donc à des personnes faibles dans notre société, ne témoigne pas vraiment de bon goût. Il a dès lors estimé devoir formuler un avis de réserve, conformément à l'art. 4 de son règlement.