VILLE d’ANVERS - 02/02/2016

Annonceur: 
VILLE d’ANVERS
Produit/Service: 
Campagne d’information « Slim naar Antwerpen »
Média: 
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 2 février 2016
Description de la publicité

L’affiche avec le texte « Slim naar Antwerpen, da’s altijd de signalisatie volgen » montre une voiture qui en tournant à droite est rentrée dans un tas de sable. Une femme blonde qui est en train de téléphoner avec son GSM est appuyée contre la voiture. Derrière la femme se trouve un panneau de signalisation qui montre qu’il n’y a pas de passage par la droite.
En bas le texte « Meer informatie op slimnaarantwerpen.be » et le logo de l’annonceur.

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, ‘la’ femme est de nouveau (littéralement et au figuré) montrée comme une blonde stupide, qui ne connaît pas le code la route et n’est en plus pas capable de se débrouiller. Au lieu de reculer, elle appelle quelqu’un pour venir l’aider. Son mari ? Son ami ? Le dépannage ?
Selon lui, cette image est discriminatoire, confirme les rôles sociaux traditionnels et est inutilement blessante pour les femmes. C’est un cliché, indigne pour la ville d’Anvers, que les femmes sont de mauvaises conductrices. Des études scientifiques ont montré que les femmes causent moins d’accidents que les hommes. Alors, pourquoi montrer la femme ainsi ? Les hommes qui figurent dans la même campagne lisent De Standaard dans le bus. Le plaignant se demande pourquoi les femmes ne peuvent pas être montrées ainsi ?

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué qu’il est bien conscient que la publicité non commerciale ne peut en aucun cas contenir des éléments qui sont de nature à tromper le public ou qui peuvent porter atteinte à la personne humaine. Selon lui, cette affiche est conforme aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et à l’article 4, alinéa 1 du Code de la Chambre de Commerce Internationale, qui stipulent entre autres que la publicité ne peut cautionner aucune forme de discrimination fondée entre autres sur la race, l’origine nationale, la religion, le sexe ou l’âge, ni porter atteinte à la dignité humaine.

Selon l’annonceur, l’image n’est pas de nature à être indécente ou choquante. L’ensemble forme de plus une image forte humoristique. Cela a été intentionnellement créé pour attirer l’attention du public. Ça donne en effet une image stéréotypée, mais tellement grossie que chaque citoyen peut comprendre que cette image n’est pas censée être sérieuse mais qu’elle contient une forme d’humour. Cela implique que l’image ne peut donc pas non plus être considérée comme discriminatoire. Car dans les tendances actuelles chaque citoyen sait que le cliché de la bête blonde n’est pas correct. L’image est donc clairement utilisée comme une parodie.

Dans le cadre de cette campagne, il utilise encore d’autres images, à savoir l’image d’un homme qui est en train de travailler à la table du petit-déjeuner dans un boxer-short et des pantoufles avec le titre « Slim naar Antwerpen, da’s een paar uurtjes thuis werken ». Sur l’image où une femme plus âgée sur un vélo électrique dépasse un cycliste un peu étonné, il montre comme les femmes sont intelligentes. Cette image a comme titre « Slim naar Antwerpen, da’s sneller met de e-bike ». Quand on regarde l’ensemble de la campagne, elle est donc bien neutre à l’égard des genres.

Ces affiches ont été réalisées avec un clin d’œil clairement humoristique. Compte tenu du caractère clairement humoristique de ces affiches, elles ne risquent pas d’être prises au premier degré par le public. Selon l’annonceur, dans ce contexte, les affiches ne sont pas blessantes ou dénigrantes à l’égard de la femme et pas de nature à porter atteinte à la dignité de la femme. L’intention de cette affiche n’était donc aucunement d’être sexiste, d’encourager la discrimination ou de discriminer les femmes. La publicité ne suggère nulle part que les femmes ne seraient pas capables de suivre la signalisation routière.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de l’affiche en question et de la plainte qui la concerne.

Le Jury est d’avis que l’affiche montre une situation afin de souligner de manière humoristique l’importance de suivre la signalisation sans pour autant dans ce cas mettre en avant une image négative de la femme en général qui soit de nature à être comprise comme telle par le consommateur moyen.

Le Jury a donc estimé que l’affiche n’est pas de nature à dénigrer ou à discréditer la femme ou à porter atteinte à sa dignité.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.