UNILEVER - 21/04/2017

Annonceur: 
UNILEVER
Produit/Service: 
Dove
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Produits cosmétiques
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Vendredi, 21 avril 2017
Description de la publicité

Dans le spot TV, on entend une voix de femme qui dit :
« J’ai perdu la vue à 14 ans. Aujourd’hui, je perçois le monde par le toucher. Je pense que Dove m’a demandé de tester son nouveau gel douche parce que mes sens sont particulièrement développés. Quand j’ai appuyé sur la pompe, je me suis dit, waouw, ça c’est différent. La mousse est douce, légère, onctueuse, elle hydrate vraiment ma peau et se rince super facilement. Je n’avais jamais rien utilisé qui ressemble à ça. ».

En même temps, le spot montre le visage d’une femme avec des lunettes noires puis ses mains qui touchent des fleurs. On la voit ensuite dans un divan avec son chien découvrir le produit en question puis devant une œuvre dont elle palpe le relief. Elle prend ensuite du gel douche et l’étale sur ses bras sous la douche puis on la voit à nouveau souriante dans le divan faire sentir le produit à son chien.

Motivation de la plainte

Le plaignant a communiqué que l'utilisation de personnes handicapées (ici une non voyante) pour promouvoir les qualités d'un cosmétique est choquante et totalement déplacée.

Position de l'annonceur

Le Jury a examiné la publicité en question dans le cadre des articles 4 et 6 de son règlement (voir www.jep.be, rubrique “Plus d’info – Règlement du Jury”) qui disposent qu’en cas d’irrecevabilité, d’infractions manifestes ou d’absence manifeste d’infractions, l’annonceur n’est pas invité à communiquer son point de vue.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot TV met en scène une femme qui a perdu la vue et qui raconte, entre autres, à la première personne qu’elle pense que l’annonceur lui a demandé de tester son produit parce que ses sens sont particulièrement développés.

Le Jury est d’avis que la publicité présente la personne non voyante avec respect, la montre souriante et bien dans sa peau et met en avant un élément positif qui la caractérise.

Il est également d’avis que la publicité ne contient pas d’élément de nature choquante ou blessante.

Le Jury a dès lors estimé que la publicité n’est pas de nature à être perçue par le consommateur moyen comme dénigrante à l’égard d’une certaine catégorie de personnes et qu’elle ne porte pas atteinte à la dignité humaine.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que la publicité n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.