THE HUNTING DIVISION - 27/09/2001

Annonceur: 
THE HUNTING DIVISION
Produit/Service: 
Recrutement
Média: 
Magazine
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Emploi
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Jeudi, 27 septembre 2001
Description de la publicité

L'annonce montre un autocar avec plein de jeunes adultes. Au centre un homme tire la tête d'une jeune femme par les cheveux et la menace avec une mitrailleuse qu'il dirige vers son visage. Sous le titre « Tout est OK ? », le texte dit : « Responsable des ressources humaines d'une entreprise qui veut progresser, vous n'avez pas la vie facile. Vous ne comprenez pas que les gens travaillent pour d'autres. N'ayez pas honte : le désespoir est pure émotion. Mais il y a d'autres moyens de trouver du personnel ». Invitation à contacter l'entreprise dont les coordonnées sont mentionnées.

Motivation de la plainte

La publicité est choquante. Il est inadmissible d'utiliser l'expérience traumatisante d'une prise d'otage pour suggérer que les managers désespérés peuvent recourir à d'autres formes de recrutement.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir qu'il a choisi cette approche afin de jouer sur le désespoir qui est de plus en plus présent dans la politique de recrutement de nombreuses sociétés et qu'il a voulu montrer d'une façon humoristique ce dont est capable le marché du travail surmené. Il a souligné que la publicité doit surprendre et étonner afin d'obtenir l'attention et qu'il a également fait appel à la capacité de relativisation de l'homme. Immédiatement après les événement tragiques aux Etats-Unis, l'annonceur a confirmé qu'il n'utilisera plus cette annonce parce que l'humour et la relativisation qui étaient présents dans cette campagne, ne seront plus compris.

Décision du Jury

Le Jury a estimé que cette publicité banalise à tort l'utilisation de la violence et il n'y a pas retrouvé l'humour qui était posé comme principe. Cette représentation visuelle est contraire aux valeurs couramment admises et peut choquer le public et ceci avant comme après les événements aux Etats-Unis. Sur base des art. 1, al.2 (responsabilité sociale) et 4, al.3 (violence) du Code CCI, il a recommandé de ne plus diffuser pareille annonce.