TEST-ACHATS - 12/10/2016

Annonceur: 
TEST-ACHATS
Produit/Service: 
Test-Achats
Média: 
Autre média
Critères d'examen: 
Loyauté
Responsabilité sociale
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 12 octobre 2016
Description de la publicité

Sur l’enveloppe est mentionné au recto le texte « dernier rappel » en grand dans un cadre rouge, en haut à gauche. Au verso figure l’identité de l’annonceur avec son adresse. Le courrier dans l’enveloppe comporte le logo de l’annonceur et énonce les avantages de l’affiliation à Test-Achats.

Motivation de la plainte

Le plaignant a communiqué qu’il a reçu une publicité de Test-Achats, un A4 avec un langage menaçant, à savoir une enveloppe blanche avec uniquement le texte « dernier rappel » dans un cadre rouge.
Quand il trouve une telle lettre dans son courrier, il éprouve un sentiment de panique et se demande quelle facture il a oublié de payer.
S’il constate alors qu’il s’agit uniquement d’une publicité pour un abonnement à Test-Achats, il ne trouve pas ça drôle. Il se demande s’ils sont gênés de placer leur logo à l’extérieur sur l’enveloppe, sachant pertinemment qu’alors 80% des imprimés atterriraient directement dans la poubelle.
Le plaignant trouve de telles pratiques publicitaires trompeuses.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que le courrier auquel fait référence le consommateur est le 2ème volet d’une campagne en 2 volets. Le premier courrier (mailing) a été suivi du 2ème (After Event Letter) environ deux semaines après. L’After Event Letter a été utilisée pour relancer une dernière fois le consommateur vis-à-vis de l’offre préalable (offre spécifique au mailing).

Cette approche a déjà été utilisée par le passé sur 30.000 exemplaires par une association-sœur de consommateurs, sans générer de plaintes. Conforté dans cette ligne par cette précédente campagne, le format a ensuite été utilisé en Belgique.

Pour remettre les choses dans leur contexte, l’identité de Test-Achats est mentionnée sur l’enveloppe et également sur les documents inclus dans l’enveloppe. La liste de destinataires est dédupliquée avec celle des abonnés actifs de manière à éviter de les contacter, il ne devrait donc pas exister de relation contractuelle préalable entre Test-Achats et le destinataire, à moins qu’il se soit abonné entre temps. Par conséquent, le plaignant peut difficilement en déduire qu’il s’agissait d’un rappel de paiement de Test-Achats. L’enveloppe portait la mention « dernier rappel » vu qu’il s’agissait du dernier rappel en rapport au premier courrier de la campagne.

A noter également qu’en aucune manière, il n’a été fait mention de somme due pour une prestation passée.

La campagne a été adressée à 400.000 consommateurs et l’annonceur prend acte et peut comprendre qu’un consommateur ou l’autre ait pu avoir une éventuelle mauvaise interprétation de la situation compte tenu de sa situation propre.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du mailing envoyé par l’annonceur dans une enveloppe A4 portant au recto la mention « dernier rappel ». Il a constaté que l’identité de l’annonceur figure au verso de l’enveloppe, avec son adresse.

Le Jury est d’avis que l’enveloppe du mailing en question n’adopte pas les codes habituels des rappels de factures et n’est dès lors pas de nature à engendrer de confusion ou de sentiment de peur chez le consommateur moyen. Il est également d’avis que le caractère publicitaire du mailing en question est suffisamment clair.

De plus, aussi bien l’identité de l’annonceur que le caractère publicitaire de sa lettre ressortent en outre clairement dès l’ouverture de l’enveloppe.

Le Jury est d’avis que l’annonceur indique donc suffisamment clairement son but publicitaire et que la publicité ne donnera pas l’impression au consommateur moyen qu’il s’agit ici du recouvrement d’un montant dû.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que sur ces points la publicité ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur et n’est pas non plus de nature à induire le consommateur moyen en erreur.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.