SUZUKI - 16/05/2003

Annonceur: 
SUZUKI
Produit/Service: 
Suzuki Moto
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Vendredi, 16 mai 2003
Description de la publicité

Une annonce montre plusieurs hommes devant la vitrine d'un showroom Suzuki très occupé à regarder attentivement une moto exposée. A la fenêtre de la maison voisine, se trouve une prostituée debout en bikini qui a un regard déçu et qui frappe à la vitre pour attirer leur attention. Texte : « Du 25 avril au 4 mai, Suzuki paie € 1000 de plus pour ta vieille moto ! » et en petits caractères : « Du vendredi 25 avril au dimanche 4 mai, ton dealer Suzuki te fait vraiment des « putain de conditions ». ……Comment résister aux « Temptation Days » de Suzuki ? ».

Motivation de la plainte

Cette publicité est choquante par la pose des personnages, irrespectueuse pour les femmes, sexiste et contraire au mot « éthique ». Elle banalise la prostitution, ainsi que le trafic d'êtres humain. Elle donne l'impression que des femmes en vitrine représente une marchandise, au même titre qu'une moto. Même au 2e degré, cette publicité est abjecte.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir qu'il visait avec cette publicité « un peu macho », mais très humoristique la cible des hommes de 18 à 35/45 ans en associant de manière créative deux éléments co-existant dans la réalité. L'idée était que les hommes seraient plus tentés par la vue des motos et promotions Suzuki que celle d'une femme, sans vouloir assimiler cette femme à la femme en général ou à un objet. Il a souligné que cette situation est à prendre avec humour et au second degré.

Décision du Jury

Le Jury a estimé devoir recommander de ne plus diffuser l'annonce, sur base de l'art. 4 § 1 du code CCI en ce qu'elle lui paraît porter atteinte à la dignité humaine, en particulier celle de la femme. Tout en notant l'intention et la volonté de l'annonceur de donner au message un caractère humoristique au 2e degré, il a cependant considéré que la juxtaposition dans l'annonce de l'illustration (en soi non-répréhensible) d'une prostituée et de celle d'un showroom des produits peut induire une image dévalorisante de cette personne qui fait commerce de son corps et dès lors conduire à percevoir la publicité comme présentant de manière complaisante l'abus et l'exploitation des femmes que la prostitution entraîne le plus souvent, en raison du parallélisme ainsi fait entre les 2 « commerces ». A ce propos, le Jury a attiré l'attention de l'annonceur sur les recommandations relatives à la représentation de la personne qu'il a récemment émises.

Suite

L'annonceur a confirmé qu'il ne diffusera plus cette publicité et qu'il tiendra compte des réactions pour ses futures actions promotionnelles.