STIB - 21/02/2017

Annonceur: 
STIB
Produit/Service: 
GO Easy
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Tourisme, transport
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 21 février 2017
Description de la publicité

VO : « On aime tous passer du temps à la maison … Pour se prendre pour le prochain ‘Top Chef’. »
Femme : « 5 secondes, émulsion, dressage ! »
VO : « Et gâter ceux qu’on aime. »
Femme : « Voilà, roulé de saumon et sa farandole de crevettes grises. Bon appétit. »
Chat : « Miaou. »
VO : « C’est pourquoi la STIB lance GO Easy pour recharger votre carte Mobib chez vous. Cliquez, chargez et voyagez. À découvrir sur goeasy.stib.be. Bruxelles, c’est nous tous. La STIB. »

Motivation de la plainte

Le plaignant trouve choquant que, dans une période où la précarité, pour ne pas dire la pauvreté, augmente et où de plus en plus de gens doivent faire appel à des banques alimentaires pour survivre, la femme mise en scène par la publicité ait plus de temps pour cuisiner des roulades de saumon et sa farandole de crevettes pour son chat.

Position de l'annonceur

Le Jury a examiné la publicité en question dans le cadre des articles 4 et 6 de son règlement (voir www.jep.be, rubrique “Plus d’info – Règlement du Jury”) qui disposent qu’en cas d’irrecevabilité, d’infractions manifestes ou d’absence manifeste d’infractions, l’annonceur n’est pas invité à communiquer son point de vue.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot radio met en scène une femme qui prépare un repas pour son chat comme si elle participait à l’émission ‘Top Chef’ et ce, pour illustrer le fait qu’on « aime tous passer du temps à la maison » et « gâter ceux qu’on aime ».

Le Jury a constaté que le spot radio évoque ainsi une situation fictive et irréaliste pour faire la promotion du nouveau système de recharge de la carte Mobib.

Le Jury est d’avis qu’il s’agit d’une parodie de l’émission ‘Top Chef’ et que la scène est tellement absurde et irréelle que le clin d’œil humoristique sera indéniablement clair pour le consommateur moyen.

Le Jury est également d’avis qu’avec cette évocation humoristique exagérée d’une femme qui cuisine un festin pour son chat, l’annonceur ne fait pas pour autant fi de la réalité des personnes confrontées à la pauvreté.

Compte tenu de ce qui précède et du contexte clairement caricatural, le Jury a estimé que la publicité ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.