SPF CHANCELLERIE DU PREMIER MINISTRE - 07/10/2020

Annonceur: 
SPF CHANCELLERIE DU PREMIER MINISTRE
Produit/Service: 
Campagne ‘11 miljoen redenen’ inzake corona
Média: 
Radio
Affichage
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 7 octobre 2020
Description de la publicité

L’affiche montre la photo d’une jeune femme qui tient une photo du public lors d’un concert avec au-dessus le texte :
“11miljoenredenen.be
“Ik doe het omdat ik nog zo’n zomer zonder festivals niet aankan.””.
En dessous, les logos des six règles d’or, avec celui relatif aux rassemblements plus grand que les 5 autres, et les textes :
“6 gouden regels tegen corona
11 miljoen redenen om vol te houden
Volg de regels over bijeenkomsten
Een initiatief van de Belgische overheid”.

Le spot radio se déroule comme suit :
VO: “6 gouden regels tegen corona. 11 miljoen redenen om ze vol te houden.”
Femme: “Ik doe het omdat ik niet nog zo’n zomer wil zonder festivals. Eén zo’n zomer is genoeg geweest.”
VO: “Regel 6: Volg de regels over bijeenkomsten. Check de 6 gouden regels en deel jouw reden op 11miljoenredenen.be. Een initiatief van de Belgische overheid.”

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, le message de cette campagne est manipulateur et se base sur un mensonge car tenir bon ou non n'a aucune influence sur le nombre de festivals l'été prochain. Ce qui a un impact selon lui, c'est la disponibilité d'un vaccin et, compte tenu de la stratégie actuelle, il n'y a aucune corrélation entre le comportement des jeunes et l'organisation ou non de festivals. Il a communiqué que l'effet de cette campagne est de culpabiliser une minorité, les jeunes actifs. Pour cette raison, il est d'avis que cette campagne est contraire aux règles éthiques.

Position de l'annonceur

L'annonceur a d'abord donné plus d'informations sur le contexte de cette campagne et a déclaré qu'il avait lancé la campagne “6 gouden regels tegen corona. 11 miljoen redenen om ze vol te houden.” le 12 août. Chaque Belge a sa propre raison de tenir bon et peut la partager via la plateforme « 11miljoenredenen.be ».
Neuf images de campagne ont été développées, dans lesquelles des Belges de différents milieux donnent chacun leur raison très personnelle de persévérer : des adolescents, un gérant de café, un supporter de football, un coiffeur, une femme enceinte, ... Les images montrent de vraies personnes, avec de vraies raisons auxquelles chacun peut s'identifier. Ils posent devant leur porte ou dans leur rue et montrent une photo qui illustre leur raison. Pourquoi tiennent-ils bon et continuent-ils à respecter les règles ? Chaque raison est de plus liée à l'une des 6 règles d'or. Ces situations ont également été traduites dans différentes publicités radio et télévisées.

En résumé, l'annonceur voit trois points sur lesquels il peut réfuter la plainte :
1. La plainte fait référence à un vaccin. Or la campagne ne mentionne nulle part un vaccin.
2. La campagne s'articule autour de 9 visuels différents. Il lui a semblé pertinent d'en développer un pour le groupe cible des jeunes et plus spécifiquement autour du thème des festivals.
Le plaignant parle de la corrélation entre le comportement des jeunes et l'organisation ou non de festivals. Ce que nous savons est que les festivals - où les jeunes sont présents en grand nombre - ont bien une influence sur la propagation du virus.
3. La campagne est tout sauf destinée à culpabiliser les jeunes. La campagne sert à faire prendre conscience que chacun d'entre nous doit prendre ses responsabilités et que chacun d'entre nous a également sa propre raison de suivre les 6 règles d'or. Le plaignant ne doit pas confondre "appel à la responsabilité individuelle" et "incitation au sentiment de culpabilité".
Selon l'annonceur, la campagne n'est donc à aucun moment et d'aucune manière éthiquement irresponsable ou trompeuse pour le grand public.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance des messages de la campagne en question et de la plainte qui les concerne.

Il a d’abord souligné qu’il se limite à examiner le contenu du matériel de la campagne en question, sans se pencher sur le débat social relatif aux mesures corona en tant que tel, qui ne relève pas de sa compétence.

Le Jury a ensuite examiné le contenu du matériel de campagne concerné par rapport aux Règles du JEP en matière de publicité non commerciale.

Il a constaté que le matériel de la campagne en question fait partie d'une campagne gouvernementale plus large concernant les six règles d'or contre le corona et, plus spécifiquement, concernant le respect des règles relatives aux rassemblements, et donne la parole à une jeune femme qui indique qu'elle respecte les règles parce qu'elle ne pourrait pas supporter un autre été sans festivals.

Suite à la réponse de l’annonceur, il a noté qu’avec la campagne « 6 gouden regels tegen corona, 11 miljoen redenen om vol te houden », il vise, à l’aide de 9 images de campagne montrant des personnes réelles, avec des raisons réelles auxquelles chacun peut s'identifier, à faire prendre conscience que chacun de nous doit prendre ses responsabilités et à indiquer que de plus chacun de nous a sa propre raison de suivre les 6 règles d'or.  

Le Jury est d’avis que le matériel de campagne concerné ne vise en effet qu'à illustrer, dans le cadre plus large de la campagne, l'importance d'une des règles d'or au moyen d'un thème pertinent pour un certain groupe cible, sans toutefois être de nature à culpabiliser ce groupe cible.

Il est également d'avis que l'objectif précité ressort clairement du matériel de campagne en question et que les formulations et les images qui y sont utilisées ont un rapport direct et proportionné avec le but poursuivi par la campagne.

Le Jury a donc estimé que la publicité n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de publicité non commerciale et n’est pas non plus de nature à discréditer un certain groupe de la population.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.