SOLIDARIS - 23/05/2017

Annonceur: 
SOLIDARIS
Produit/Service: 
Solidaris
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 23 mai 2017
Description de la publicité

La bannière montre deux corps enlacés, la femme en sous-vêtements, l’homme torse nu, avec le texte « Aujourd’hui, Solidaris rembourse toutes les formes de contraception quels que soient votre âge et votre sexe ». 
Sur le site de l’annonceur, cette bannière se trouve sous la mention « Car on est libre d'aimer ».

Motivation de la plainte

Le plaignant trouve le slogan « Car on est libre d'aimer » racoleur, stupide et mensonger. Selon lui, non, malheureusement tout le monde n'est pas libre d'aimer. Cette publicité est pornographique (pornographie du sentiment) à ses yeux et le choque.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que la bannière renvoie vers une campagne informant du remboursement de toutes les formes de contraception. Un message de liberté y est véhiculé dès lors qu’il défend la liberté de choix pour celles et ceux qui ont recours à un moyen de contraception.

Il s’agit donc d’une campagne d’intérêt général au sens des « règles relatives à la publicité ‘non commerciale’ ». Il en résulte que l’appréciation de la publicité doit tenir compte de la nature de l’annonceur, du public ciblé et atteint, du message transmis et de la finalité recherchée par la campagne, conformément à l’article IV. 3 desdites règles.

Par ailleurs, en estimant que l’on devrait « tous être libre d’aimer qui on veut, de faire l’amour comme on veut », et en défendant cette liberté d’aimer, l’annonceur affirme « car on est libre d’aimer » et prend position et donne sens à la finalité de sa campagne : laisser à chacun le libre choix.

Affirmer, comme le fait le plaignant, que « malheureusement tout le monde n’est pas libre d’aimer » impose à celui qui entend trancher cette question d’entrer dans des considérations philosophiques qui ne trouveront pas de réponse uniforme et unanimement partagée.

Il résulte de tout ce qui précède que la publicité litigieuse respecte la dignité humaine et s’inscrit résolument contre toute forme de discrimination.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que la bannière en question montre deux corps enlacés, la femme en sous-vêtements, l’homme torse nu, avec le texte « Aujourd’hui, Solidaris rembourse toutes les formes de contraception quels que soient votre âge et votre sexe ».

Il a noté que cette bannière est diffusée via des sites tiers et se trouve également sur le site de l’annonceur sous la mention « Car on est libre d'aimer ».

Compte tenu du contexte social actuel, le Jury est d’avis que la bannière ne contient pas de déclaration ni de représentation visuelle susceptible d’offenser la décence selon les normes couramment admises et n’est pas de nature à pouvoir causer un préjudice moral à des enfants ou à des adolescents.

Par ailleurs, le Jury a pris connaissance de la mention « Car on est libre d'aimer » et de la réaction du plaignant à cet égard.

Il est d’avis que le consommateur moyen n’accordera pas à ce message le sens que le plaignant lui donne et il a estimé que la mention en question n’est pas de nature à choquer ou à induire en erreur le consommateur moyen.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.