SCARLET - 09/09/2020

Annonceur: 
SCARLET
Produit/Service: 
Télécommunication
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Informatique et télécommunication
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 9 septembre 2020
Description de la publicité

La campagne TV contient différents spots.
Les spots auxquels le plaignant se réfère sont les suivants :
“Foodtruck” :
Un homme regarde le prix du repas qu'il a commandé dans un foodtruck. Il regarde alors avec surprise la gérante, une femme d'apparence asiatique. Il fait semblant qu’il doit courir derrière son chien qu'il tient en laisse.
“Bar à jus” :
Une femme regarde le prix du jus qu'elle a commandé dans un bar. Elle regarde ensuite la gérante, une femme noire, comme si de rien n'était et disparaît derrière le comptoir.
VO : « Les clients Scarlet s’habituent vite à payer moins. TV, internet, téléphone pour 40 euros par mois. Avec une installation en toute sécurité. Alors, pourquoi payer plus ? »
Les spots TV « Restaurant », « Restroom » et « Magasin de fleurs » montrent des gérants blancs et des clients qui essayent de trouver des stratagèmes pour ne pas devoir payer.
VO : « Les clients Scarlet s’habituent vite à payer moins. Scarlet Mobile, appels, sms et data, pour 8 euros par mois. Pourquoi payer plus ? »

Motivation de la plainte

Le plaignant a fait référence à deux spots TV avec selon lui un contenu stigmatisant et raciste (caché ou involontaire). Il motive sa plainte par le fait qu'il n'existe pas d'autres exemples dans cette campagne où des gérants blancs proposent quelque chose de trop cher. Les publicités en question passent très fréquemment pendant qu’il regarde la TV et, après une période initiale d'indifférence, elles le dérangent fortement. Si on regarde l'ensemble des publicités de ces derniers temps, on a le sentiment très net que l'annonceur essaie de dire : "ces gens sont différents, ils ne sont pas fiables et ils offrent leurs services à un prix trop élevé". Selon lui, cela peut avoir un effet en dehors du secteur de l'annonceur. Les personnes montrées ont une petite entreprise et donc, selon lui, les personnes dans des domaines similaires peuvent certainement être affectées par le message diffusé.

Position de l'annonceur

L'annonceur a communiqué que sa campagne comprend entre autres 5 spots TV (Magasin de fleurs, Restaurant, Restroom, Foodtruck, Juicebar). Les spots auxquels le plaignant fait référence sont les spots "Foodtruck" et "Juicebar".
Il conteste fermement les accusations de racisme et regrette l'interprétation donnée par le plaignant. Il n’avait et n’a absolument pas l’intention de transmettre un message raciste ou stigmatisant. Il souhaite que cette campagne fasse passer le message que les achats quotidiens peuvent sembler coûteux dès que les clients viennent chez lui pour leurs services de télécommunication et il fait référence à la voix off.
Quant à la motivation de la plainte selon laquelle il cacherait le racisme dans sa publicité en ne représentant pas "des gérants blancs", l'annonceur fait tout d'abord référence aux publicités TV "Restaurant", "Restroom" et "Magasin de fleurs" où les personnes jouant le rôle de vendeurs sont "blanches".
Il souhaite également souligner qu'il représente la diversité de la société dans toutes ses publicités en mettant en scène des personnes de toutes origines, blanches ou de couleur, que ce soit dans le rôle de "vendeur" ou de "client". Il s'agit d'un choix conscient de l'annonceur qui valorise et encourage la diversité tant dans ses campagnes qu'au sein de son organisation.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance des deux spots TV et de la plainte qui les concerne selon laquelle le contenu des spots serait stigmatisant et raciste.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a tout d’abord noté que la campagne contient entre autres cinq spots TV qui montrent aussi des gérants et des clients blancs et qui font tous passer le message que les achats quotidiens peuvent sembler coûteux dès que les clients viennent chez lui pour leurs services de télécommunication.

Il a également note que l’annonceur veut justement représenter la diversité de la société dans toutes ses publicités en mettant en scène des personnes de toutes origines, blanches ou de couleur, dans le rôle du "vendeur" ou du "client".

Le Jury est d’avis que le message en question est clair et que les scènes en question illustrent de manière humoristique la voix-off « Les clients Scarlet s’habituent vite à payer moins. », sans être racistes ou discriminatoires.

Il est également d’avis que les différentes scènes sont exagérées et que les exploitants d’entreprises similaires ne sont pas visés de manière générale.

Selon lui, le consommateur moyen n’interprétera donc pas ces spots dans le sens que lui donne le plaignant.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que la publicité en question n’est pas de nature à discréditer ou discriminer certains groupes de la population.

Il a donc estimé que la publicité n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne et ne témoigne pas non plus d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur sur ce point.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.