SANOMA MAGAZINES - 06/08/2014

Annonceur: 
SANOMA MAGAZINES
Produit/Service: 
Flair
Média: 
Quotidien
Magazine
Télévision
Radio
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mercredi, 6 août 2014
Description de la publicité

Spot TV:
Texte à l’écran: « 56 femmes violées chaque semaine. Derrière ce chiffre officiel, combien de cas non déclarés en Belgique ? Sifflez pour dire stop à cette violence. Ce 5 mars, achetez notre sifflet et soutenez la lutte contre le viol. Flair.be/sifflez. »

Spot radio:
Femme: « Chaque semaine en Belgique, 56 femmes sont violées. Une raison suffisante pour se faire entendre. Achetez Flair et son sifflet contre le viol pour seulement 1€ de plus et sifflez avec nous la fin des violences. »

Annonce:
Texte en grand: « 56 femmes violées en Belgique chaque semaine. Sifflons la fin des violences. Faites du bruit ! »
En-dessous en plus petit: « Le 5 mars, achetez Flair + un sifflet pour 1€ de plus et soutenez la lutte contre le viol. Toutes les infos concernant notre action sur www.flair.be/sifflez. »

Site internet:
« Chaque Flair contenant un sifflet contre le viol coûte un euro de plus. L’argent des sifflets vendus sera intégralement reversé aux associations qui luttent contre le viol. »
« Si vous désirez apporter votre soutien à ces associations, vous pouvez participer par SMS. Pour ce faire, envoyez le mot SIFFLET au 4050 (1€ par SMS envoyé ou reçu). Pour chaque SMS envoyé, 1€ sera reversé aux associations qui luttent contre le viol. Car elles ont besoin d'argent, et que chaque geste compte. »

Motivation de la plainte

Le plaignant a communiqué qu’aucune des organisations mentionnées dans Flair n’ont reçu quelque chose du profit de l’action. A ce sujet, Flair a communiqué que l’action a été déficitaire. Mais selon le plaignant, il n’est pas du tout clair quelles dépenses ont été prises en considération pour ceci (campagne publicitaire ?, espaces publicitaires ?) et il lui semble de toute façon trompeur de dire au public que le profit de cette action va à quelques bonnes causes alors qu’il est en réalité utilisé pour supporter les frais d’une campagne de promotion.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué qu’avec l’action en question, l’équipe de Flair a voulu attirer l’attention sur la problématique du viol, en raison de la journée internationale de la femme.

Le coût total de production de cette action était déjà d’environ 50.000 euro (achat des sifflets, autocollants, etc.).
14.000 euro ont été couverts par la vente des sifflets, 36.000 euro par les propres finances de Flair.
De plus, une campagne étendue a été faite à la radio et en print (dont le coût était encore une fois d’environ 50.000 euro).

Bien que finalement les organisations n’aient pas reçu d’argent, la problématique du viol en général et les organisations en particulier ont néanmoins reçu beaucoup d’attention grâce à l’action et à la campagne média, autant via un dossier de 23 pages dans le Flair flamand et français que via l’attention pour le sujet dans différents autres médias. En outre, Flair attirera de nouveau l’attention sur le sujet et sur les organisations à l’occasion de la journée nationale de la femme et mentionnera leurs numéros de compte et éventuelles actions.

L’équipe de Flair regrette bien entendu qu’elle n’ait pas pu donner d’argent aux associations concernées mais est d’avis qu’on ne peut pas dire que le public a été trompé puisque la vente des sifflets a en tout cas contribué à l’action en particulier et à la sensibilisation concernant le viol en général. Personne n’a non plus été obligé d’acheter un sifflet car Flair était aussi proposé sans ce sifflet.

De plus, il est aussi courant et accepté qu’avec une action pour une bonne cause, les frais de fonctionnement soient portés en compte. Le consommateur en est aussi conscient.

Enfin, on doit aussi tenir compte des bonnes intentions de l’équipe de Flair, à savoir la volonté sincère d’attirer l’attention sur les organisations concernées et sur le viol, une problématique que l’équipe de Flair prend à cœur et à laquelle elle a quand même consacré un investissement substantiel.

Décision du Jury

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a noté que l’action « Soutenez la lutte contre le viol » a accordé de l’attention à la problématique du viol et aux organisations qui luttent contre le viol. Le Jury a également noté que, à cause du coût de production de l’action, Flair n’a finalement pas pu donner d’argent aux organisations concernées.

Le Jury a constaté que l’action a été annoncée dans différents médias comme suit: « Achetez Flair + un sifflet pour 1€ de plus et soutenez la lutte contre le viol », ce qui est un message correct.

Par contre, le Jury a constaté que sur le site web de l’annonceur, il était mentionné ce qui suit: « Chaque Flair contenant un sifflet contre le viol coûte un euro de plus. L’argent des sifflets vendus sera intégralement reversé aux associations qui luttent contre le viol. ».
Dans le magazine même, il était également mentionné ce qui suit en français: « La semaine prochaine, chaque Flair sera accompagné d’un sifflet et vous coûtera 1€ de plus qui sera reversé aux associations qui luttent contre le viol. ».

Le Jury a estimé que le consommateur peut ainsi être trompé en ce qui concerne l’importance des avantages consentis à des causes charitables et que la confiance du consommateur peut ainsi être abusée, ce qui est contraire aux articles 3 et 5 du code de la Chambre de Commerce Internationale.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base des dispositions susmentionnées, le Jury a donc demandé à l’annonceur de modifier la publicité pour le futur, et à défaut, de ne plus la diffuser.

Suite

L’annonceur a communiqué qu’il respectera la décision du Jury.