RTBF - 10/10/2007

Annonceur: 
RTBF
Produit/Service: 
La Une
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Culture et éditions
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 10 octobre 2007
Description de la publicité

Une annonce montre, de côté, le bas du ventre d’une femme qui porte une petite culotte au-dessus de laquelle figure un tatouage en forme de cœur. Texte : «Saison 2. Septième Ciel Belgique. Le coeur a ses raisons que la raison ignore. Dès ce soir et tous les autres mardis à 20h15. La Une, une télé de la rtbf».

Motivation de la plainte

Cette publicité est provocante et dévalorisante pour l’image de la femme. Le corps de la femme est utilisé comme objet sexuel, ce qui témoigne d’une forme d’irrespect

Position de l'annonceur

L’annonceur a estimé que l’annonce incriminée n’est pas contraire à l’éthique. Il est d’avis qu’on ne peut considérer que la représentation du bas du buste et du haut des cuisses d’une femme, vêtue d’un slip cachant précisément son sexe, soit indécente et contraire aux convenances selon les normes actuellement admises en Belgique (art. 2 code CCI). Il a estimé que cette annonce n’est pas non plus de nature à porter atteinte à la dignité humaine, ou plus spécialement de celle des femmes, ni à encourager ou cautionner une quelconque forme de discrimination à l’égard des femmes (art.4 ICC code). Il a précisé que cette campagne s’intègre à une campagne plus globale qui comportait aussi un visuel masculin d’homme musclé. Il a également estimé que ces annonces ne contreviennent pas aux règles du JEP relatives à la représentation de la personne humaine, en ce qu’elles ne sont pas indécentes et ne contiennent aucune comparaison péjorative fondée sur le sexe. Il a considéré que la représentation du corps humain n’y est pas indécente ni obscène et qu’il y a un lien évident entre ces représentations partiellement dénudées du corps et la série TV ainsi promue, qui se veut plus humoristique et plus coquine que la première série. Enfin il a précisé que cette campagne est clôturée depuis début octobre.

Décision du Jury

Le Jury a d’emblée noté que cette publicité montre notamment une partie du corps d’une femme dont l’intimité est cachée par un slip.
Compte tenu de l’évolution des mœurs, le Jury a estimé que cette annonce n’offense pas la décence selon les normes couramment admises et qu’elle ne porte pas davantage atteinte à la dignité humaine. Le Jury est par ailleurs d’avis que la publicité en question ne contribue pas à perpétuer des images stéréotypées allant à l’encontre de l’évolution de la société.
A défaut d’infractions aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler.