RENAULT - 08/11/2006

Annonceur: 
RENAULT
Produit/Service: 
Renault
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Environnement
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 8 novembre 2006
Description de la publicité

Une annonce avec comme titre : « Renault. Champion du Monde » montre sur le côté gauche une Formule 1 sur un circuit de course et sur le côté droit un véhicule particulier de la marque sur la voie publique. Texte en dessous de la Formule 1 : « Quand on réussit là ». Texte en dessous véhicule particulier : « On peut réussir partout ».

Motivation de la plainte

Cette publicité est contraire à l'art. 2 du code de la publicité écologique et à l'art. 1 du code Febiac. Le visuel met en avant une Formule 1, le symbole de la performance en terme de vitesse. De même, le visuel présentant à coté de la F1 un véhicule particulier, seul sur la route sans autre usager, exactement comme sur un circuit de course, sous-entend que ce véhicule peut également procurer les mêmes sensations et être conduit dans les mêmes conditions.

Elle contredit également l'art. 12 du code de la publicité écologique. Le visuel en combinaison avec le slogan laisse sous-entendre que la marque présente les meilleures performances environnementales actuellement sur le marché.

Ce message publicitaire contredit aussi les art. 3 et 4 du code Febiac. La frontière visuelle entre la F1 sur circuit privé et le véhicule particulier sur voirie publique n'est pas bien définie.

Position de l'annonceur

L'annonceur a fait valoir qu'il estime ne contrevenir à aucune des dispositions citées par le plaignant. Il a souligné que la F1 symbolise en effet la performance et la vitesse (référence à la célébration du titre de Champion du monde) mais il s'agit avant tout d'une voiture fiable grâce à la mise en commun de l'expertise de nombreux professionnels. C'est ce parallèle-là qu'il met en valeur dans l'annonce. Il a également souligné que rien dans le visuel n'incite à la conduite agressive. Il a expliqué que dans le domaine de l'environnement, Renault se situe dans le top 3 des marques les plus vertes (Rapport de la Fédération Européenne des Transports et Environnement sur les émissions de CO2 à l'horizon 2008). Enfin, il a estimé que les deux univers sont clairement définis et séparés et que la F1 reste bien cantonnée dans son propre univers et n'empiète en rien sur le réseau routier civil. Il s'agit ici clairement de la juxtaposition artificielle de deux ambiances distinctes.

Décision du Jury

Le Jury a d'emblée noté que le Code de la Publicité Ecologique visé par le plaignant n'est pas d'application dans la mesure où il ne porte que sur la publicité se référant aux effets sur l'environnement d'un produit ; ce qui n'est pas le cas en l'espèce.

En outre, le Jury est d'avis que cette publicité n'argumente pas sur la vitesse. Il estime en effet que le véhicule sur la voie publique n'est pas représenté de manière telle qu'il puisse être perçu par le consommateur moyen comme une incitation à la vitesse (modèle choisi + cette voiture n'est pas représentée comme roulant vite).

Le Jury est d'avis qu'il est clair que la publicité en question entend mettre en évidence les qualités du véhicule promu, sans pour autant inciter à la vitesse. Par ailleurs, le Jury a estimé que la distinction entre la voie publique (quartier résidentiel, feux de signalisation, …) et le circuit de Formule 1 (gradins avec des spectateurs tenant des drapeaux), est suffisamment claire.
Eu égard à ce qui précède et à défaut d'infractions aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler.