RECUPEL - 12/12/2017

Annonceur: 
RECUPEL
Produit/Service: 
Recyclage ampoules
Média: 
Quotidien
Affichage
Internet
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 12 décembre 2017
Description de la publicité

Les visuels des publicités concernées (affiche, annonces dans le journal, site internet et page Facebook de l’annonceur) montrent tous les points de recyclage de l’annonceur et des femmes en costume de lampes et armatures.

Motivation de la plainte

1) Selon le plaignant, la publicité avec des femmes nues (visages de femme et corps de mannequin portant un déchet) est sexiste.

2) Selon le plaignant, il s’agit d’une utilisation dégradante de l'image de la femme, de nudité absolument inappropriée, de positions et déguisements ridicules et humiliants et de représentations sexistes inacceptables.

3) Le plaignant trouve que c’est un exemple de plus d'une publicité navrante qui transforme la femme en objet, gratuit et dégradant.

4) Le plaignant a souligné qu’une femme nue, sans poils pubiens, n’a rien à voir avec le recyclage de lampes. Il en ressort uniquement du mépris et aucun respect pour les femmes. Cette publicité est humiliante pour les femmes selon lui.

5) Le plaignant a communiqué que les images de femmes-objets dénudées sont sans rapport avec la sensibilisation au recyclage.

6) Le plaignant trouve que les images des femmes nues (sans sexe ni poils) sont une honte à l'image des femmes. Ces images peuvent choquer les enfants selon lui et donner de la femme une version dégradante et utilitaire.

7) Le plaignant trouve la publicité mettant en avant le corps imberbe d’un enfant sexiste et rétrograde.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que l’utilisation des femmes déguisées en lampes fait partie d’une campagne plus large en ce qui concerne la collecte et le traitement des lampes et des armatures. Il s’est référé à cet égard à la décision du JEP Recupel 29/11/17 et a précisé que les images sont des déclinaisons du spot télévisé concerné.

La communication publicitaire est une réponse à un problème bien réel (laisser trainer des ampoules ou s’en débarrasser dans la poubelle), qui est dangereux pour l’environnement.

Compte tenu du concept du film d’horreur dans le spot télévisé, avoir choisi des protagonistes féminines est un choix conscient. À cet égard, l’annonceur tient à souligner qu’il mène des campagnes depuis 2010 en ce qui concerne le traitement correct des lampes et des armatures et que lors des deux campagnes précédentes les lampes ont toujours été interprétées par des hommes car cela correspondait mieux à l’histoire et au concept choisi. Le choix d’un homme ou d’une femme est donc purement lié au concept. Il a précisé que les mêmes costumes de lampe ont été utilisés dans les campagnes précédentes avec les hommes, en combinaison avec les justaucorps.

Afin de créer plus d’implication avec le spectateur, un choix conscient a été fait de mettre les acteurs en costume pour faire passer un message très fonctionnel de manière plus personnelle et plus humaine.

En conclusion, il ne peut être soutenu que les publicités encouragent le mépris, la défiance ainsi que des moqueries pour une catégorie précise de personnes et/ou qu’elles rabaissent ou discréditent une catégorie de personnes.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que les différents visuels des publicités concernées montrent des femmes en costumes de lampes et armatures et qu’il ne s’agit pas de nudité.

Le Jury a également constaté qu’avec ces publicités, l’annonceur invite les usagers à déposer leurs lampes et armatures dans un parc à containeurs ou à un point de recyclage.

Le Jury a noté que, pour faire passer ce message très fonctionnel de manière plus personnelle et plus humaine, un choix conscient a été fait de personnifier les lampes par des femmes en costume.

Le Jury est d’avis que le message de sensibilisation de l’annonceur ressort clairement des publicités et que les éléments visuels montrent un lien direct et sont proportionnés au message que l’annonceur veut faire passer.

Le Jury a dès lors estimé que les publicités en question ne sont pas contraires aux Règles du JEP en matière de publicité non commerciale, ni aux Règles relatives à la représentation de la personne.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.