RECKITT BENCKISER - 26/08/2014

Annonceur: 
RECKITT BENCKISER
Produit/Service: 
Nurofen
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Santé
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 26 août 2014
Description de la publicité

Le spot montre une femme lors de différentes activités dans sa journée (réveil, vélo, réunion de travail, piscine). On voit qu’elle a mal de tête puis on voit un verre d’eau et la boîte du produit en question. Les mots « maux de tête » s’affichent en grand à l’écran puis sont effacés par le logo de Nurofen. La femme reprend sa réunion de travail avec le sourire. Les mots « assimilé* deux fois plus vite » apparaissent en grand à l’écran avec la mention « *que 2 comprimés de Nurofen 200 mg ». On voit ensuite la femme sur une piste de danse. Texte à l’écran « Nurofen. Agit pile où ça fait mal. » et image du produit et d’un verre d’eau.

Voix off: « Quand on vit des journées comme ça, on n’a pas le temps d’avoir un mal de tête plus douloureux. Prenez Nurofen 400 Fastcaps. Il a été spécialement conçu pour être assimilé deux fois plus vite pour soulager la douleur rapidement. Nurofen agit pile où ça fait mal. ».

Texte à l’écran: « Nurofen 400 Fastcaps est un médicament à base d’ibuprofène pour adultes et enfants de plus de 12 ans. Pas d’utilisation prolongée sans avis médical. Lire attentivement la notice. Ne pas utiliser pendant la grossesse ni en cas d’ulcère gastrique ou intestinal, d’allergie à l’acide acétylsalicylique ou à d’autres anti-inflammatoires. Demandez conseil à votre pharmacien. Reckitt Benckiser Healthcare (Belgium) NV/SA. VN 608/11-2014 ».

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, cette publicité est une banalisation/incitation au dopage. Après une journée déjà bien entamée, on y voit une employée en train de subir un mal de tête au cours d'une réunion et se soulager par la prise du Nurofen. Non contente d'être remise sur pied, nous la voyons le soir sortir en boîte et faire la fête en dansant. Ceci pose problème. Lorsqu’on n’est pas en forme et qu'on a dû recourir à ce genre de médicament, la sagesse préconise d'aller se reposer la journée de travail terminée et non d'aller faire la fête.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que le Nurofen est délivré sans prescription médicale et a reçu une autorisation de mise sur le marché permettant de faire des publicités commerciales pour ce produit. Ainsi, conformément à la règlementation en vigueur en Belgique, la publicité télévisuelle a reçu validation par l’Agence Fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) en Belgique, le 25 novembre 2012. Cette agence ayant pour but « d’assurer un niveau élevé de protection des consommateurs », son contrôle des publicités pour le médicament à usage humain s’appuie à la fois sur la réglementation générale en matière de publicité et sur une législation spécifique dont l’objectif est une utilisation rationnelle des médicaments, en toute objectivité, sur la base d’informations correctes et complètes.
En outre, l’annonceur tient à préciser que la publicité ne peut en aucun cas être considérée comme incitant les consommateurs à prendre ce médicament dans des cas non appropriés avec pour seul but de se doper. Conformément à la notice d’utilisation, le Nurofen 400 Fastcaps peut être utilisé « contre la douleur légère à modérée ». Il s’agit en effet d’apaiser des symptômes qui, en cas de persistance, appelleraient une consultation médicale. Ces informations sont clairement indiquées sur la notice d’information devant être lue attentivement avant la prise du médicament.

Le scénario de la publicité démontre seulement l’efficacité, scientifiquement prouvée, du produit contre les douleurs légères à modérées permettant ainsi de poursuivre les activités tout au long de la journée. Cette mise en scène ne peut pas être assimilée à une recommandation concernant l’hygiène de vie. Il ne s’agit que d’une création artistique autorisée par le visa VN 608/11-2014, dont la teneur est respectueuse des supports scientifiques validant l’efficacité du produit approuvé par les autorités publiques pour autoriser sa mise sur le marché.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que la plainte concerne un spot TV pour un médicament qui peut être délivré sans prescription et dont la publicité auprès du public est soumise à l’AR du 7 avril 1995 relatif à l’information et à la publicité concernant les médicaments à usage humain.

À ce sujet, le Jury a constaté que le spot TV a reçu un visa préalable après un avis positif de la Commission de Contrôle de la publicité des médicaments et ceci conformément aux articles 16 et 17 de l’AR du 7 avril 1995 relatif à l’information et à la publicité concernant les médicaments à usage humain.

Le Jury a constaté que la publicité comporte entre autres les mentions suivantes: « Pas d’utilisation prolongée sans avis médical. Lire attentivement la notice. Demandez conseil à votre pharmacien. ».

Le Jury a estimé que le scénario de la publicité montre comment soulager un mal de tête pour pouvoir poursuivre sa journée, sans pour autant inciter à consommer le produit en question de manière abusive ou irresponsable.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a dès lors estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.