RECKITT BENCKISER - 20/09/2016

Annonceur: 
RECKITT BENCKISER
Produit/Service: 
Veet
Média: 
Internet
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Produits cosmétiques
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 20 septembre 2016
Description de la publicité

Sur la page Facebook de l’annonceur, différents posts font la promotion du produit sous forme de cartoons avec des mises en scène où chaque fois à gauche est représentée une femme dont les jambes sont poilues et à droite, une femme plus souriante dont les jambes sont épilées.

Motivation de la plainte

Selon la plaignante, les femmes avec des jambes poilues sont représentées dans cette publicité comme malheureuses (même la mer et le ciel sont gris), à côté de dames avec des jambes épilées, qui seraient, elles, très heureuses. Elle trouve ces images extrêmement hostiles à l’égard des femmes et sexistes.

Position de l'annonceur

L’annonceur a tout d’abord communiqué qu’il respecte les choix de chaque femme en termes de dépilation. Si une femme est heureuse et épanouie, alors personne ne peut juger si elle s’épile ou non.
Il admet ensuite que la dualité du post Facebook montre une femme très heureuse, à côté d’une femme beaucoup moins enthousiaste. Cependant, son message ici n’est pas de dire qu’une femme qui ne s’épile pas n’est ni heureuse, ni belle. Son but n’est absolument pas de promouvoir une quelconque forme de sexisme.

L’annonceur a précisé qu’il a une audience très spécifique. Il s’adresse aux femmes qui n’aiment pas avoir de poils visibles en train de repousser et qui peuvent se sentir mal à l’aise et peu confiantes si elles en ont, alors qu’elles sont à la plage par exemple. Ces femmes préfèrent et souhaitent avoir des jambes douces et sans poils, mais trouver la solution idéale n’est pas toujours facile.
Le but de cette publicité est ainsi de montrer aux femmes, avec une touche d’humour, qu’utiliser des bandes de cire froides va leur permettre de libérer leur esprit de tout problème de poils jusqu’à 28 jours. A l’inverse, utiliser d’autres solutions qui n’ont pas de résultats à long terme peut être très frustrant et rendre les femmes mécontentes parce que leurs poils repoussent trop vite. Et comme elles ont une vie bien remplie, elles n’ont pas toujours le temps de s’en occuper et peuvent finir dans des situations inconfortables, comme illustré dans le cartoon.
L’annonceur propose donc des solutions pour les femmes (celles qui n’aiment pas avoir des poils) pour les aider à avoir plus confiance en elles et les rendre ainsi plus heureuses.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que l’annonceur fait la promotion de son produit sur sa page Facebook, via des cartoons. Le Jury est d’avis que le ton humoristique voulu par l’annonceur ressort suffisamment du format utilisé.

Le Jury est dès lors d’avis que la publicité en question n’est pas de nature à être interprétée par le consommateur moyen comme un jugement par rapport à ce que devrait faire une femme pour être heureuse.

Compte tenu de ce qui précède, le Jury a estimé que la publicité n’est pas de nature à dénigrer un certain groupe de personnes ni à être perçue par le consommateur moyen comme sexiste.

Le Jury a dès lors estimé que la publicité n’est pas contraire aux Règles du JEP en matière de représentation de la personne.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.