PROXIMUS - 04/07/2017

Annonceur: 
PROXIMUS
Produit/Service: 
Tuttimus
Média: 
Autre média
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Informatique et télécommunication
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 4 juillet 2017
Description de la publicité

Le mailing est composé d’un boîtier de cassette avec un dépliant à l’intérieur.
Sur le boîtier se trouvent les textes suivants :
« Vous l’avez probablement déjà remarqué. La série phénomène ‘13 Reasons Why’ fait grand bruit dans les médias ces derniers temps.
Regardez-la sur Netflix grâce à cette offre spéciale et faites-vous votre propre opinion. » et « 13 Reasons Why ».
Le dépliant contient entre autres les textes suivants :
« C’est la stricte vérité…
13 Reasons Why ‘13 Reasons Why’ : la série phénomène
Cette série phénomène n’est disponible que sur Netflix. Vous bouillez d’impatience de découvrir les séries dont tout le monde parle à la machine à café, comme 13 Reasons Why,
Orange is the New Black ou The Get Down ? Un film que vous avez loupé au ciné ?
Tout ça, c’est sur Netflix !
L’all-in où chacun s’y retrouve …
Maintenant avec Netflix. ».

Motivation de la plainte

Le plaignant a communiqué que la cassette audio fait référence à la série télévisée « 13 Reasons Why » où une jeune fille enregistre des cassettes audios pour expliquer les 13 raisons pour lesquelles elle s'est suicidée. C'est une série télévisée qui met sur la table des thèmes comme le harcèlement scolaire, le suicide, le viol. Ethiquement parlant, il n'est pas correct d'utiliser cela pour faire de la publicité selon le plaignant.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que cette publicité fait en effet référence à la série ’13 Reasons Why’, une série-phare actuellement diffusée sur Netflix, mais principalement par son format. Il ne parle pas du contenu spécifique de la série, de son fond, elle est simplement illustrée avec des visuels génériques et grand public, et citée parmi d’autres (avec Orange is the New Black, The Get Down, House of Cards …).

La publicité part donc des grandes séries du moment sur Netflix, pour faire le lien avec les offres Familus ou Tuttimus, dans lesquelles Netflix est intégré.

L’annonceur a précisé avoir voulu faire un concept de mailing original. C’est un concept qu’il teste avec un nombre limité de volume d’envoi et qu’il étudie sur un échantillon de personnes qui l’ont reçu. Il souhaitait surprendre avec un format et une approche différente des mailings habituels sur son offre. Il a ajouté que les premiers échos reçus, émanant de jeunes adultes, qui connaissent déjà la série et ses thèmes, semblent positifs.

Il sait que cette série a un peu fait débat dans la presse et les réseaux sociaux. Comme sa cible est évidemment majeure (ce mailing s’adresse uniquement à des adultes, pas d’exposition non contrôlée à d’autres cibles comme pour la publicité de masse), il l’a mentionné sur le dos de la cassette dans le mailing : la série ’13 Reasons Why’ fait beaucoup parler d’elle, faites-vous votre propre opinion.

Enfin, l’annonceur a ajouté qu’il est effectivement sensibilisé et engagé sur la problématique du web sécurisé pour les jeunes adolescents et le cyberharcèlement et qu’il participe depuis 2011 au programme « Safer Internet Day » avec Child Focus et Microsoft.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le mailing concerné est composé d’un boîtier de cassette audio avec un dépliant à l’intérieur et la mention ’13 Reasons Why’.

Le Jury a noté que l’annonceur a utilisé le concept de la cassette audio pour énoncer 13 bonnes raisons d’utiliser ses services, en référence aux cassettes audios enregistrées par une jeune fille dans la série télévisée « 13 Reasons Why », série-phare actuellement diffusée sur Netflix. Selon le Jury, le parallèle avec la série en question s’arrête là.

Il a noté que le mailing ne parle pas du contenu de la série et qu’il mentionne également d’autres séries diffusées sur Netflix pour faire la promotion de l’offre Tuttimus.

Le Jury est d’avis que les éléments visuels et textuels de la publicité en question ne sont pas de nature à être perçus comme choquants ou violents par le consommateur moyen.

Le Jury a dès lors estimé que cette publicité ne témoigne pas d’un manque de juste sens de la responsabilité sociale dans le chef de l’annonceur.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.