PLATE-FORME PREVENTION SIDA - 25/08/2015

Annonceur: 
PLATE-FORME PREVENTION SIDA
Produit/Service: 
Campagne de prévention du VIH/sida et des autres Infections Sexuellement Transmissibles
Média: 
Radio
Internet
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 25 août 2015
Description de la publicité

Spot radio:
Homme 1: « Moi, je suis le préservatif. Avec moi, vous vous protégez et vous protégez les autres. »
Femme: « Moi, je suis le test de dépistage. Grâce à moi, vous savez si vous êtes infecté par le sida ou par une infection sexuellement transmissible. »
Homme 2: « Et moi je suis le traitement. Je vous soigne et je peux vous permettre de ne plus être contaminant pour votre partenaire. »
Homme 1: « Préservatif. »
Femme: « Dépistage. »
Homme 2: « Traitement. »
Ensemble: « Ensemble, nous sommes les bons réflexes pour vous protéger du sida et des infections sexuellement transmissibles. »
VO: « La prévention évolue, renseignez-vous sur les-bons-reflexes.org. Avec le soutien de la Wallonie et de la Cocof. »

Bannière:
Sur le site de l’annonceur se trouve une bannière animée représentant un acte sexuel avec trois personnages colorés composés d’un préservatif pour la tête, d’une éprouvette pour le corps et de pilules pour les bras et les jambes. A côté, le texte « Les bons réflexes pour se protéger du VIH/sida et des IST ». Apparaissent ensuite le texte « La prévention évolue », les mots illustrés « Préservatif » « Dépistage » « Traitement » et « Renseignez-vous sur www.les-bons-reflexes.org ».

Motivation de la plainte

Le plaignant est interpellé par le spot radio et par la bannière sur le site de l’annonceur. Il trouve dangereux de permettre ce type de message qui va à l'encontre de toutes les campagnes de prévention de la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le respect (de son corps, de celui des autres). Le plaignant se demande si ces messages ne risquent pas de renforcer l'image du "tout est permis" aujourd'hui. Il est d’accord en ce qui concerne les personnes consentantes mais souligne que chez les jeunes ce n’est pas toujours tout à fait le cas. Il se pose des questions quant à la pertinence de ces messages véhiculés auprès de la population à une heure de grande antenne.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que les campagnes de prévention du sida et des autres IST ont toujours été un sujet de débat dans la mesure où elles abordent la question de la sexualité, mode principal de transmission du virus. Mais aussi parce qu’elles sont l’occasion de s’adresser, à côté du public général, à des publics plus vulnérables comme les personnes d’origines étrangères, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les multipartenaires. Ces publics sont particulièrement touchés par l’épidémie de sida et des autres IST et leur intégration dans une campagne généraliste est d’ailleurs un principe reconnu internationalement, entre autre par l’ONUSIDA.
Et comme pour chacune des campagnes, tous les outils ont été construits en étroite collaboration avec un groupe de travail composé notamment d’associations actives dans la promotion de la santé, et prétestés avec des représentants du groupe cible (plus d’une centaine de personnes). Ces nombreux prétests et le soutien du secteur semblent pour l’annonceur des garanties suffisantes de la qualité de ces spots et de leur acceptabilité pour le grand public. Jusqu’à présent, le matériel produit dans le cadre de cette campagne est demandé, sans exception, par les différents partenaires de toute la Fédération Wallonie Bruxelles.  La campagne semble être extrêmement bien appréciée jusqu’à ce jour.
De plus, cette campagne a reçu l’aval des Ministres de la Santé de la Cocof et de la Wallonie ainsi que de la Commission audiovisuelle du Conseil supérieur de Promotion de la Santé.
Ensuite, ici, ce ne sont pas les spots directement qui font l’objet d’une plainte, mais un des sites internet (qui n’est pas celui mentionné dans les spots) qui aborde bien évidemment les questions en lien avec le VIH et les IST, sans porter de jugement de valeur sur la diversité des relations sexuelles et qui doit diffuser des messages de prévention pour tous publics, y compris les personnes multipartenaires (célibataires, échangistes, …).  Les personnes visitant ce site ont fait une démarche active pour se renseigner et s’attendent dès lors à trouver des informations sur la manière de se protéger lors des relations sexuelles, en tenant compte de la diversité de celles-ci.  De plus les scènes ne contiennent pas d’éléments qui portent atteinte à la dignité humaine et ne banalisent pas non plus les comportements montrés.
L’annonceur souligne enfin l’importance de continuer la diffusion des campagnes de prévention des IST/sida dans un contexte de recrudescence de ces dernières.

Décision du Jury

Le Jury a tout d’abord noté que le spot radio et la bannière en question font partie d’une campagne de prévention relative à un problème de santé publique, à savoir le VIH/sida et les Infections Sexuellement Transmissibles.

Le Jury a constaté que, dans le spot radio, des personnages figurant respectivement le préservatif, le dépistage et le traitement se présentent. Le spot renvoie ensuite au site lesbonreflexes.org.

Le Jury a estimé que le spot radio ne contient pas d’élément en infraction aux dispositions légales ou autodisciplinaires.

Le Jury a ensuite constaté que, sur le site de l’annonceur preventionsida.org, se trouve une bannière animée représentant un acte sexuel avec trois personnages colorés composés d’un préservatif pour la tête, d’une éprouvette pour le corps et de pilules pour les bras et les jambes, avec le texte « Les bons réflexes pour se protéger du VIH/sida et des IST ».

Le Jury est d’avis que cette bannière se rapporte à un sujet de santé publique qui amène à évoquer différents types de sexualité. Il est également d’avis que les personnages utilisés, qui reprennent les différents éléments de la campagne de prévention, témoignent de la recherche d’une forme de neutralité et ne sont pas de nature indécente.

Compte tenu du but poursuivi par la campagne de prévention dans un contexte de recrudescence des IST et du sida, le Jury a estimé que la bannière présente un lien direct et proportionnel avec le message de la campagne, conformément aux Règles du JEP en matière de publicité non commerciale.

Le Jury a également estimé que la publicité en question ne peut être interprétée comme une incitation au non-respect de son corps ou de celui des autres.

Le Jury a enfin estimé que la publicité n’est pas en infraction avec les Règles en matière de représentation de la personne.

A défaut d’infractions aux dispositions légales ou autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.