PHARMA.BE - 30/08/2005

Annonceur: 
PHARMA.BE
Produit/Service: 
recherche
Média: 
Quotidien
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Santé
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mardi, 30 août 2005
Description de la publicité

Une annonce montre le visage d'un petit garçon.
Titre « Arnaud, 7 ans. Depuis 12 ans, il est notre centre d'intérêt. » , suivi par le texte suivant : « Arnaud a le diabète. Pour vivre, il doit recevoir une injection d'insuline tous les jours. Son rêve, c'est de guérir et pouvoir mener une vie normale. Il sait que la recherche de nouveaux médicaments est en cours. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il faut en moyenne 12 ans avant qu'un nouveau médicament ne soit disponible en pharmacie. Arnaud mérite l'intérêt que nous lui portons. Parce que le droit à la santé, c'est aussi l'accès aux médicaments les plus récents. Tant qu'il y aura de la recherche, il y aura de l'espoir. » En dessous de la photo la mention www.pharma.be.

Motivation de la plainte

Cette publicité comporte une information erronée. A l'âge de 7 ans, si l'on doit soigner un diabète avec de l'insuline, c'est qu'il s'agit d'un diabète de type 1. Or, le diabète de type 1 ne se soigne pas avec une injection mais avec plusieurs injections d'insuline accompagnées, à chaque fois, d'un contrôle glycémique. Contrairement à ce qu'il est prétendu dans l'annonce, il est possible de mener une vie normale. Le tout est de veiller à prendre les précautions d'usage.

Position de l'annonceur

L'annonceur a reconnu que, sur le plan technique, il est exact que le jeune diabétique doit s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour, mais il a voulu informer le public quant aux efforts de recherche en cours pour une affection qui nécessite l'injection régulière d'insuline, sans entrer trop dans les détails quant au nombre d'injections nécessaires. L'objectif de cette information est de souligner les efforts de recherche en cours pour arriver à éviter l'injection d'insuline. Il a expliqué que c'est par rapport à cette contrainte qu'il évoque le rêve d'une guérison et d'une vie normale. En faisant référence à la notion de vie normale, il n'a pas voulu évoquer une quelconque norme, mais l'existence d'une recherche persévérante pour l'amélioration de la qualité de vie encore possible pour les diabétiques. Il a considéré qu'il appartient à chaque personne d'apprécier le caractère plus ou moins contraignant d'un problème de santé et son influence sur la qualité de vie. Il a également attiré l'attention sur le fait qu'Arnaud montre le visage d'un garçon souriant, tout à fait normal.

Décision du Jury

Etant donné que le diabétique auquel il est fait référence dans le message en question doit effectivement s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour, le Jury a estimé qu'il convient d'informer correctement le lecteur sur ce plan technique.

Afin d'éviter tout risque d'équivoque et, sur la base des articles 3 et 5 du Code CCI, le Jury a recommandé à l'annonceur de modifier le message publicitaire de manière à informer correctement le consommateur, éventuellement en se limitant à faire référence à la nécessité de recevoir de l'insuline tous les jours.

Suite

L'annonceur a proposé de modifier le texte comme suit: « Arnaud a le diabète. Pour vivre, il doit recevoir plusieurs injections d'insuline tous les jours… ».