PEUGEOT - 03/02/2015

Annonceur: 
PEUGEOT
Produit/Service: 
Peugeot 208 GTI 30th
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Autres
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Véhicules à moteur et accessoires
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 3 février 2015
Description de la publicité

La publicité montre une voiture de la marque poursuivie par un bombardier sur un lac gelé. La voiture continue à toute allure sur un chemin enneigé à travers une forêt de sapins pour s’arrêter devant un château.
Le conducteur arrive chez une femme qui lui dit: « J’ai failli attendre ». Il lui répond: « Je sais, environ 30 ans … ».

Motivation de la plainte

Dans la publicité, à la fin de la course poursuite, le conducteur rejoint sa compagne "à temps". Selon le plaignant, la publicité invite à une conduite trop rapide. Il pense que cela est interdit. Où la limite se situe-t-elle? Le fait d'utiliser une pseudo fiction permet-il de mettre la vitesse de la voiture en démonstration?

Position de l'annonceur

L’annonceur a fait le choix de s’appuyer sur l’un de ses plus emblématiques films publicitaires, celui de la 205 Gti (1987), très apprécié du public, et d’y apporter une touche résolument actuelle, inspirée des films à grand spectacle bien connus de tous, comme l’avait fait le film 205 Gti en son temps.
L’annonceur se devait de respecter les clés des films « grand spectacle » pour permettre une compréhension optimale et reprendre les codes du film de référence (homme élégant, danger, explosions, femme fatale, décors à couper le souffle…).
Le ressort créatif est le clin d’œil à la 205, le message est celui du retour de la légende Gti de Peugeot et volontairement il n’est fait aucune référence à la performance de la voiture (aucune signature précisant la cylindrée, ni la puissance du moteur).

Enfin, et dans le but de ne pas induire le spectateur en erreur et lui faire croire que ce film est un reflet de la réalité, l’annonceur a volontairement poussé le trait en optant pour des cascades impossibles et fait le choix d’une production dans laquelle toutes les scènes de voiture sont produites en images de synthèse.
On est ainsi clairement dans l’esprit du jeu vidéo, loin d’une démonstration des capacités du véhicule.

L’annonceur a souligné que le film a reçu un très bon accueil du public. Les commentaires l’ont conforté dans le sentiment que cette publicité est perçue comme un film « d’entertainment » et non pas comme une incitation à la vitesse (il est clairement dit que la réalisation en images de synthèse est évidente pour le public et annule la réalité des situations/cascades).

Décision du Jury

Le Jury a constaté que le spot TV évoque un film d’action où la voiture effectue des cascades irréalistes.

Le Jury est d’avis que le message ne porte pas sur la vitesse de la voiture ou sur ses performances réelles sur le réseau routier.

Vu ce contexte, le Jury a estimé que la publicité n’est pas en infraction avec l’article 1 du code Febiac selon lequel la publicité ne peut pas argumenter sur la vitesse ou suggérer son attrait.

Le Jury a également estimé que le lieu où se déroule l’action n’est manifestement pas accessible aux usagers ordinaires de la route et que la publicité peut dès lors recourir à l’illustration d’un tel lieu.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.