ORANGE - 20/11/2018

Annonceur: 
ORANGE
Produit/Service: 
Abonnement Aigle
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Informatique et télécommunication
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mardi, 20 novembre 2018
Description de la publicité

Le spot montre une femme dans le bus, qui reçoit sur son smartphone le message qu’elle n’a plus de data. On l’entend penser alors qu’elle lève les yeux de son smartphone : « Oh non, plus de data. C’est peut-être le moment de poser mon smartphone, de profiter de la vue ».
La musique de fond s’arrête soudainement et un homme, qui est assis en face de la femme dans le bus, apparaît à l’image. Il fait un clin d’œil et pointe son doigt vers la femme. On entend la femme penser : « Euh » et on voit une image de l’homme qui s’est assis à côté de la femme qui roule des yeux.
Voix-off : « Ou alors, passez à l’illimité. Devenez Aigle, l’abonnement mobile avec data illimitées ».

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, il s’agit de nouveau d’un spot publicitaire qui porte atteinte à la dignité humaine et il renvoie ici à des décisions antérieures du Jury (MOBILE VIKINGS 20/11/17 et 05/04/18). Une fois de plus, on transmet le message que l'homme représenté n’est pas conforme à une image idéale en raison de ses caractéristiques externes et/ou de son comportement. La femme manifeste clairement son rejet à l’égard de l'homme parce qu'il ne répond pas à une certaine image souhaitable et il se forme donc une perception négative autour de personnes. Dans un monde où on tend à l'égalité entre les hommes et les femmes, le plaignant considère cela comme avilissant et dégradant pour les hommes.

Position de l'annonceur

L'annonceur a communiqué qu'il n'avait jamais eu l'intention de porter atteinte à la dignité humaine.
Contrairement au spot de Mobile Vikings mentionné dans la plainte, l'annonceur ne joue pas sur les caractéristiques externes de la personne mais sur son comportement. Le protagoniste masculin essaie d'attirer l'attention de la protagoniste féminine d'une manière ennuyeuse. La dame s'en irrite et montre donc du dégoût.
Selon l'annonceur, il s'agit donc bien d'une question de dégoût par rapport au comportement et non par rapport à l'apparence. Si les gens l'ont compris différemment, il le regrette profondément mais il souligne que la publicité qui porte atteinte à la dignité humaine ne cadre pas du tout dans les valeurs de sa marque.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de la publicité en question et de la plainte qui la concerne.

Il a constaté que le spot représente une femme regardant autour d'elle dans le bus où un homme assis en face d'elle lui fait un clin d'œil et pointe son doigt vers elle et où la femme réagit négativement quand il s’assied ensuite à côté d’elle.

Contrairement à ce qui était le cas dans les spots publicitaires des dossiers auxquels le plaignant fait référence (MOBILE VIKINGS 20/11/17 et 05/04/18), où par exemple la voix de la protagoniste féminine mentionnait explicitement et exclusivement les caractéristiques extérieures et une relation comme partenaires, le Jury est d'avis que dans le spot actuel, l'accent est mis non pas sur l'apparence du protagoniste masculin mais sur son comportement. De plus, il est d'avis que le spot montre suffisamment clairement de manière caricaturale que la femme réagit négativement au comportement concret de l'homme inconnu qu'elle perçoit comme intrusif et indésirable.

Il est donc d'avis que ce spot ne véhicule pas le message que l'homme représenté ne correspond pas à une image idéale en raison de ses caractéristiques physiques et qu'il n’est pas non plus question de représenter une relation entre des personnes où la femme manifeste clairement son rejet à l’égard de l'homme parce qu’il ne répond pas à une certaine image apparemment souhaitable en termes de caractéristiques physiques.

Le Jury a dès lors estimé que le spot en question n'est pas de nature à porter atteinte à la dignité humaine ni à dénigrer un certain groupe de personnes.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ces points. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.