OBFG - 05/09/2008

Annonceur: 
OBFG
Produit/Service: 
Intervention avocat
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Représentation de la personne/dignité humaine
Dénigrement
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Vendredi, 5 septembre 2008
Description de la publicité

Le texte du spot radio est le suivant : « Lorsque Cendrillon et le prince charmant se marièrent, ce fut la liesse dans tout le royaume. Dix ans plus tard, le prince charmant avait séduit tout ce que la cour comptait de jolies femmes et Cendrillon décida que cela avait assez duré. Heureusement, un avocat qui passait par là se chargea de leur divorce et Cendrillon put vivre encore de longues années dans son beau château avec ses nombreux enfants. Moralité : un avocat, c’est quelqu’un qu’il faut voir avant pour éviter les ennuis après. »

Motivation de la plainte

Le plaignant trouve la publicité sexiste à l’encontre des hommes, martelant à sens unique la charge de la faute. A force d’entendre ce type de message sexiste à sens unique, le plaignant ne peut plus les prendre au second degré. Il reproche à l’Ordre de se gargariser du respect des grands principes.

Position de l'annonceur

L’annonceur a fait savoir que la campagne de communication insiste sur le rôle préventif de l’avocat. Son slogan est « Un avocat, c’est quelqu’un qu’il faut voir avant pour éviter les ennuis après ».

L’annonceur a souligné que la campagne se veut volontairement décalée dans le ton, amusante, sympathique et surtout non dramatique. L’idée de la campagne est de raconter des petites histoires de la vie quotidienne transposées dans le monde des contes de fées connus de tous. Le spot incriminé est l’un des 6 spots diffusés, créés par Michel Goldblat.

L’annonceur estime que ce dernier n’a pas inventé une histoire sexiste et ne procède à aucune généralisation. L’annonceur pense que le plaignant n’a pas perçu que l’auteur du spot s’est délibérément installé dans le domaine de la fable. Il a précisé que nous ne sommes pas dans la réalité mais dans un conte de fées et que la campagne est entièrement basée sur l’humour qui est une notion éminemment subjective.

L’annonceur a fait savoir que la campagne a suscité de nombreuses réactions positives et amusées et que la critique du plaignant est la seule sur des dizaines de milliers voire des centaines de milliers d’auditeurs. Il estime que la plainte n’est pas clairement motivée et n’indique pas quelles seraient les dispositions légales ou éthiques que le spot incriminé ne respecterait pas. Le spot ne peut pas être qualifié de « sexiste à l’encontre des hommes » au seul prétexte qu’il raconterait l’histoire d’un prince charmant volage.

Décision du Jury

Compte tenu du fait que le spot a été réalisé sous forme d’un conte de fées connu, le Jury a estimé qu’il n’est pas de nature à être perçu au premier degré par la majorité du public, ni comme étant sexiste.

A defaut d’infractions aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n’avoir pas de remarques à formuler.

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.