NEOCARE - 09/03/2016

Annonceur: 
NEOCARE
Produit/Service: 
Campagne ‘Voorkom diabetes’
Média: 
Radio
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Autres biens et services
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Mercredi, 9 mars 2016
Description de la publicité

Spot 1:
VO: “De kans dat ‘De Madammen’ (“dat ziet er gezond uit”) vervangen wordt door ‘De Meneren’ (“Pizza? Jow.”) is zeer klein. De kans dat u diabetes krijgt is helaas groot. 1 op 4. Hoe groot is uw kans op diabetes? Doe vandaag nog de test op voorkomdiabetes.be en praat erover met uw huisarts. Diabetes is niet te genezen, maar wel te voorkomen.”

Spot 2:
VO: “De kans dat dit (fragment luide muziek) uw favoriete plaats is tijdens ‘Plaat Préféré’ is zeer klein. De kans dat u diabetes krijgt is helaas groot. 1 op 4. Hoe groot is uw kans op diabetes? Doe vandaag nog de test op voorkomdiabetes.be en praat erover met uw huisarts. Diabetes is niet te genezen, maar wel te voorkomen.”

Motivation de la plainte

1) Le plaignant souligne qu’il y a une grande différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Dans le spot, on fait allusion au diabète de type 2 ; par un style de vie sain, on peut prévenir celui-ci dans de nombreux cas. La fille du plaignant a un diabète de type 1. On ne peut pas prévenir le diabète de type 1. Il peut être causé par des facteurs héréditaires ou par un virus ou par encore autre chose peut-être (la science ne le sait pas encore).
Vu que la plupart des gens ont déjà une fausse image du diabète, ce spot est vraiment déplacé. Selon le plaignant, le spot dit : si vous étiez passé à temps chez le médecin, vous auriez pu éviter le diabète chez votre fille.

2) Le plaignant souligne que le spot parle du diabète et pas du diabète de type 2. Et ceci alors que d’autres types de diabète (comme celui de type 1) sont impossibles à prévenir. En ne spécifiant pas cela dans le spot, on stigmatise quelques milliers d’enfants et d’adultes qui ont le diabète de type 1 ainsi que leur entourage. Ils doivent non seulement subir chaque jour la maladie et le traitement mais aussi faire face à des malentendus sur les causes qui seraient à l’origine de la maladie (comme de mauvaises habitudes alimentaires, pas assez de sport, …) alors qu’il s’agit d’une maladie purement auto-immune, contrairement au type 2.

3) En tant que parent d’une fille avec le diabète de type 1, le plaignant trouve le spot très blessant car ce type de diabète ne peut pas être guéri. Selon lui, ça ne peut pas être si difficile de mentionner clairement le type 2.

4) La plaignante mentionne qu’affirmer qu’on peut prévenir le diabète mais pas le guérir est faux. En tant que mère d’un diabétique de type 1 de 14 ans, des demi-vérités et des fausses perceptions comme celle-ci la choquent chaque fois à nouveau.

C’est la raison pour laquelle sa fille revient en larmes à la maison depuis des années. Un ignorant lui a à nouveau dit que c’est de sa faute, que c’est dû à son alimentation, à un manque d’activité physique, alors que toutes ces affirmations ont trait à l’autre forme de diabète, celui de type 2.
La plaignante a vu que l’information sur le site a déjà été adaptée et espère que le spot peut dès lors rapidement ne plus être diffusé.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que le nombre de Belges qui ont un risque potentiel de diabète de type 2 est énorme (3,8 millions de Belges). Une fois que le diabète de type 2 est constaté, la situation est irréversible et cela signifie donc un traitement à vie avec des antidiabétiques oraux ou de l’insuline. Le diabète de type 2 est lié à un style de vie malsain et peut largement être évité.

La prévention devient donc de plus en plus importante. La santé publique doit évoluer d’une approche curative à une approche préventive, entre autres par la modification des habitudes alimentaires et un meilleur style de vie. Si la prévalence du diabète continue à augmenter, la santé publique sera sous pression dans le futur, sachant que la médication pour le diabète de type 2 et les soins qui y sont liés sont souvent entièrement remboursés par notre sécurité sociale.

Il existe en effet deux types différents de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2. En Belgique, il y a 600.000 diabétiques, dont 93% de type 2, la grande majorité donc. De plus, beaucoup de gens souffrent de prédiabète, le précurseur du diabète de type 2. Souvent ces personnes ne sont pas conscientes du risque qu’elles courent de développer un jour un diabète de type 2, ce qui est très dommage vu que à ce stade on peut souvent arrêter l’évolution vers le diabète de type 2 en modifiant son alimentation et son style de vie.
Le but de la campagne de sensibilisation est donc d’encourager le plus de gens possible à faire examiner leur risque de diabète de type 2.

Le slogan général à la radio fait en sorte que beaucoup de personnes se sentent concernées en espérant que cela augmente le nombre de tests.

L’appel à l’action dans le spot radio est de faire le test sur la plateforme prevenezlediabete.be. Dès que quelqu’un accède au site, il est immédiatement spécifié qu’il s’agit du diabète de type 2.

La première plainte renvoie à un spot publicitaire. C’est faux. Il s’agit ici d’une campagne de sensibilisation. On ne mentionne nulle part le nom d’une entreprise ou d’un produit.

Dans la motivation de la même plainte, on lit que le spot dit «si vous étiez passé à temps chez le médecin, vous auriez pu éviter le diabète chez votre fille ». Ce n’est pas ce que dit le spot radio. 

L’annonceur comprend la situation des patients avec un diabète de type 1 et il n’a pas du tout l’intention de les stigmatiser.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que les spots radio mentionnent entre autres ce qui suit : “Diabetes is niet te genezen, maar wel te voorkomen.”.

Le Jury a pris connaissance des plaintes qui soulignent la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Il a également noté qu’on ne peut pas prévenir le diabète de type 1.

Le Jury a également constaté que les spots radio renvoient à un site internet où le texte “Le diabète de type 2 – Il est possible de le prévenir, mais impossible de le guérir » apparait clairement.

Le Jury est d’avis que l’affirmation “Diabetes is niet te genezen, maar wel te voorkomen” est formulée de manière trop absolue dans les spots radio.

Le Jury a estimé que les spots radio sont ainsi de nature à pouvoir tromper les auditeurs sur ce point et que les spots radio doivent aussi spécifier que le message concerne le diabète de type 2.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base des articles 3 et 5 du code de la Chambre de Commerce Internationale, le Jury a donc demandé à l’annonceur de modifier les spots radio en ce sens et à défaut de ne plus les diffuser.

Suite

L’annonceur a communiqué qu’il a déjà adapté le spot.