NECKERMANN - 17/02/2016

Annonceur: 
NECKERMANN
Produit/Service: 
Vacance
Média: 
Autre média
Critères d'examen: 
Décence et bon goût
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Tourisme, transport
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 17 février 2016
Description de la publicité

La publicité montre un homme en train de dormir au soleil sur une chaise longue à côté d’une piscine. A côté, le texte
“Kater (...) (nom destinataire)? Blijf maar liggen! Je bent op vakantie”.

Au verso, entre autres le texte suivant:
“Beste heer (...),
Eens lekker lang blijven liggen? Dat lukt op vakantie beter dan thuis. En nog makkelijker in onze SENTIDO hotels met laat ontbijt.
Boek daarom nog tot en met 17/1 je zomervakantie en profiteer van First Minute kortingen tot € 350 per persoon. Geen kater voor je portefeuille dus! En laat ook die extra cocktail maar komen want als snelle beslisser krijg je nog eens een extra korting van € 50 per boeking. Neen, goedkoper wordt het nooit! Dat is onze First Minute Garantie.
Nog niet helemaal zeker van je boeking? En dan? Als je nu boekt kan je nog annuleren. Zonder reden! Slaap dus maar op beide oren.”

Motivation de la plainte

Selon le plaignant, la publicité personnalisée le représente comme un ivrogne qui ne fait rien d’autre que dormir et boire. Il trouve cette publicité vraiment déplacée.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que, dans le dépliant publicitaire, il fait la promotion d’hôtels où le petit déjeuner est servi tard de sorte que les voyageurs – s’ils le veulent – peuvent dormir tard. Cela peut par exemple être pratique pour des voyageurs qui sont sortis la veille et qui ont ou non la gueule de bois le matin.

La publicité est légère et humoristique et n’a pas l’intention d’insulter ou de heurter les gens. L’annonceur suppose aussi de bonne foi que la plus grande partie des consommateurs sont du même avis. L’homme qui dort ne donne de plus pas du tout l’impression d’être un ivrogne mais bien un homme qui profite de la vie.

Représenter quelqu’un comme un ivrogne ne serait d’ailleurs possible que si cela était annoncé publiquement, ce qui n’est bien entendu pas le cas. Seul le destinataire même sait qu’il a reçu le dépliant.

Le dépliant publicitaire fait partie d’une campagne plus large qui joue sur les ‘guilty pleasures’ dont beaucoup de voyageurs profitent pendant leurs vacances bien méritées mais dont ils se privent souvent au quotidien.

Ainsi, des dépliants avec l’image d’un enfant avec deux grandes glaces et le texte: « 5 bollekes ? Voilà ! Je bent op vakantie ! » ont aussi été envoyés. Ou l’image d’un couple dansant avec le texte « Zot doen? Laat je gaan! Je bent op vakantie ». Ce sont tous des exemples légers de situations innocentes qu’on peut vivre pendant les vacances. Naturellement, ce sont des situations qui ne plaisent pas nécessairement à tous les voyageurs.

Il n’est d’aucune façon insinué que le plaignant serait un ivrogne paresseux. Comme souligné, l’image est celle d’un jeune homme qui profite du dolce farniente. Le dépliant publicitaire est seulement personnalisé dans le sens que le nom du destinataire est mentionné dans le texte. La publicité ne concerne pas les habitudes personnelles du destinataire en matière de consommation d’alcool et de grasse matinée, qui ne sont d’ailleurs pas connues de l’annonceur.  

Compte tenu de ce qui précède, il est donc d’avis qu’il n’a pas transgressé de dispositions légales.

Décision du Jury

Le Jury a constaté que la publicité montre un homme qui est étendu à côté d’une piscine avec entre autres le texte « Kater … (nom destinataire) ? Blijf maar liggen ! Je bent op vakantie”.

Suite à la réponse de l’annonceur, le Jury a noté que le dépliant publicitaire fait partie d’une campagne plus large qui joue sur les ‘guilty pleasures’ dont beaucoup de voyageurs profitent pendant leurs vacances.

Le Jury est d’avis que l’homme représenté n’est pas montré de manière négative.

Le Jury est également d’avis que le consommateur moyen ne va pas interpréter cette publicité comme blessante.

Le Jury a donc estimé que la publicité n’est pas de nature à dénigrer une personne ou un groupe de personnes.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point. 

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.