NECKERMANN - 07/09/2016

Annonceur: 
NECKERMANN
Produit/Service: 
Voyages
Média: 
E-mailing
Critères d'examen: 
Loyauté
Véracité
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Tourisme, transport
Type de décision: 
Pas de remarque
Date de clôture: 
Mercredi, 7 septembre 2016
Description de la publicité

L’e-mail avec le titre « Liquidation totale » contient en haut le texte : « Last minutes à p.d. 299 € p.p., réservez jusqu'au 07/08 inclus ».
En dessous, une image d’un garçon à la plage avec un aileron de requin sur le dos et le texte: « Vacances en cours. Liquidation totale – Réservez jusqu’au 7/8 inclus ».
En dessous, entre autres le texte suivant : « Vous n’avez pas pris de vacances en juillet ? Profitez sans tarder de notre liquidation totale ! Réservez maintenant votre Last Minute direction le soleil, la mer et de superbes plages. Faites vite car tout est bientôt complet ! ».

Motivation de la plainte

Le plaignant anglophone se demande, en renvoyant à la version en français du mail, comment les réalisateurs de cette annonce peuvent prétendre que leur offre est en « liquidation totale ». A sa connaissance, Neckermann n’est pas en liquidation. Selon lui, cela signifie que cette annonce est une tentative délibérée de tromper le public.

Position de l'annonceur

L’annonceur a communiqué que la publicité en question concerne explicitement l’offre de vacances Last Minute pour les personnes qui veulent encore rapidement réserver un voyage. Dans la publicité, on utilise l’expression hyperbolique « liquidation totale », avec en dessous la mention claire que le consommateur peut maintenant réserver ses vacances Last Minute direction le soleil, la mer et la plage.

Il est d’avis qu’il ne trompe pas le consommateur et cela pour les raisons suivantes :

  1. Bien que l’utilisation du mot “liquidation” n’est autorisée que dans un certain nombre de cas conformément à l’article VI.22 du Code de droit économique, il doit cependant souligner que cet article s’applique uniquement à des biens, tels que définis à l’article I.1., 6° du Code de droit économique. Dans cet article, les biens sont définis comme les biens meubles corporels. En l’occurrence, Neckermann offre des services et non des biens. L’article VI.22 du Code de droit économique ne s’applique donc pas et l’utilisation du mot « liquidation » pour offrir des services est donc permise.
  2. De plus, il ne peut pas être question de tromperie du consommateur. Le consommateur moyen sait bien que l’utilisation des mots « liquidation totale » par un tour-opérateur pour une action Last Minute ne signifie pas littéralement qu’il y aura effectivement une « liquidation » au sens d’une liquidation d’une société. Le consommateur moyen, dont on attend qu’il soit normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, est donc au courant qu’avec une telle publicité on décrit une offre de vacances Last Minute, d’autant plus que cela est encore une fois explicitement mentionné dans la publicité.
  3. Il convient également de souligner que lors de l’examen d’une publicité mensongère, on doit tenir compte de la totalité de la publicité. Vu que la publicité concernée mentionne explicitement qu’il s’agit d’une action Last Minute, le consommateur moyen susmentionné ne sera pas induit en erreur par les mots « liquidation totale ».
  4. Il est donc absurde que le consommateur moyen soit induit en erreur par l’utilisation des mots « liquidation totale ». Cette publicité est bien entendu une publicité hyperbolique où on part d’une exagération qui est perçue par le consommateur moyen.

Compte tenu de ce qui précède, l’annonceur est donc d’avis qu’aucune disposition légale n’a été transgressée et que le consommateur n’a à aucun moment été trompé, et qu’il n’a pas non plus transgressé des limites éthiques.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance de l’e-mail promotionnel avec lequel l’action Last Minute de l’annonceur est annoncée et qui mentionne entre autres : « Vacances en cours. Liquidation totale – Réservez jusqu’au 7/8 inclus » et « Last minutes à p. d. 299€ p.p., réservez jusqu’au 07/08 inclus ».

Il a tout d’abord noté que la disposition du Code de droit économique qui limite l’utilisation de la dénomination « liquidation » (art. VI. 22) ne concerne que des biens mobiliers corporels et ne s’applique donc pas à l’offre de services en question.

Le Jury est ensuite d’avis que la publicité examinée dans sa totalité rend de façon suffisamment claire pour le consommateur moyen que celle-ci concerne une action promotionnelle temporaire pour des voyages Last Minute d’un tour-opérateur et qu’elle ne sera pas interprétée par le consommateur moyen qui constitue le groupe cible de ce mailing comme se référant à une liquidation de l’annonceur.

Le Jury a dès lors estimé que la publicité n’est pas de nature à tromper le consommateur sur ce point.

A défaut d’infraction aux dispositions légales et autodisciplinaires, le Jury a estimé n'avoir pas de remarques à formuler sur ce point.

Suite

A défaut d’appel, ce dossier a été clôturé.