MOBILE VIKINGS - 05/04/2018

Annonceur: 
MOBILE VIKINGS
Produit/Service: 
Mobile Vikings
Média: 
Télévision
Critères d'examen: 
Responsabilité sociale
Représentation de la personne/dignité humaine
Initiative: 
Consommateur
Catégorie: 
Informatique et télécommunication
Type de décision: 
Décision de modification ou d’arrêt
Date de clôture: 
Jeudi, 5 avril 2018
Description de la publicité

Le spot montre une jeune femme (« Fleur 27 ans – N’est pas Mobile Vikings ») qui parle alors qu’elle est assise à une table et regarde par la fenêtre : « Avant, j’étais avec un mec vraiment canon. Il avait des yeux bleus magnifiques et une éno… » (Elle tient ses index à une certaine distance l’un de l’autre.) « Je postais tout le temps des photos de lui sur Instagram. Il était tellement mignon. Mais bon, après une semaine j’avais épuisé tout mon data. Ça pouvait plus continuer comme ça. Donc voilà, maintenant je suis avec Egbert. » (Un homme roux un peu chauve et enveloppé avec une chemise vert pastel la rejoint et met la main sur son épaule. L’homme se penche pour l’embrasser et la femme s’éloigne et sourit mal à l’aise. L’homme se redresse, met de nouveau sa main sur son épaule et cligne des yeux.)
VO : « Ne laissez pas votre abonnement guider votre vie. Choisissez l’offre data la plus avantageuse de Belgique. »

Motivation de la plainte

Selon la plaignante, la publicité communique une image humiliante de l’humain s’il ne répond pas à certains critères.

Position de l'annonceur

Le Jury a examiné la publicité en question dans le cadre des articles 4 et 6 de son règlement (voir www.jep.be, rubrique « Plus d’info – Règlement du Jury ») qui disposent qu’en cas d’irrecevabilité, d’infractions manifestes ou d’absence manifeste d’infractions, l’annonceur n’est pas invité à communiquer son point de vue.

Décision du Jury

Le Jury a pris connaissance du spot en question et de la plainte qui le concerne.

A cet égard, il fait d’emblée référence à sa récente décision de modification ou arrêt de la publicité concernant la version en néerlandais du spot diffusé à ce moment-là (voir : MOBILE VIKINGS 20/11/2017).
Le Jury est d’avis que la version en français du spot qui lui est présentée constitue une traduction littérale de la version en néerlandais qu’il a condamnée auparavant.

Le Jury a donc estimé que cette version en français du spot sur laquelle porte la plainte véhicule également le message selon lequel l’homme présenté ne répondrait pas à une image idéale en raison de ses caractéristiques physiques.

Il est également d’avis que ce spot montre une relation entre personnes au sein de laquelle la femme manifeste clairement son rejet à l’égard de l’homme parce qu’il ne répond pas à une certaine image apparemment souhaitable et qu’en l’espèce il est donc effectivement question de la formation d’une perception négative autour des personnes qui ne répondent pas à cette image.

Selon le Jury, cela est d’autant plus problématique compte tenu du jeune groupe cible du spot.

Dans ce contexte, le Jury a donc estimé que le spot en question porte atteinte à la dignité humaine et est dénigrant pour un certain groupe de personnes. Il souligne à cet égard également que, conformément aux règles y relatives, le recours à l’humour ne supprime jamais la responsabilité éthique de l’auteur du message et ne peut donc rendre la publicité contraire aux règles de l’éthique publicitaire.

Compte tenu de ce qui précède et sur la base de l’article 1, alinéa 2, article 4, alinéa 1 et article 12 du Code de la Chambre de Commerce Internationale (Code ICC), le Jury a donc demandé à l’annonceur de modifier la publicité, et à défaut de ne plus la diffuser.

Suite

L’annonceur a confirmé qu’il respectera la décision du Jury.